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22 Av 5779
23 août 2019
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Soyez saints car je suis saint

Livre de Vayikra, chapitre 19 verset 2 : « Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël et tu leur diras "soyez Kadoch (saints) car je suis Kadoch, je suis l'Eternel votre D. Livre de Vayikra, chapitre 19 verset 2 : « Parle à toute l'assemblée des enfants d'Israël et tu leur diras "soyez Kadoch (saints) car je suis Kadoch, je suis l'Eternel votre D."».

Rachi demande : « Pourquoi ce passage de la Torah doit-il être enseigné en présence du rassemblement de tous les enfants d'Israël ? Car la majorité des notions centrales de la Torah dépend de ce qui est enseigné dans cette Paracha.»

Vu la centralité de ce qui est enseigné dans cette Paracha nous avons pensé pertinent de traduire un passage du magnifique livre de Rabbi Chlomo Gantzfried sur la Torah appelé Sépher Apirion :

«Rachi explique le terme "soyez Kadoch, soyez saints" : « Soyez distants par rapport aux interdits sexuels car chaque fois que tu trouves une retenue par rapport à la sexualité la Torah utilise le terme Kadoch. »»

«Le Maharal de Prague dans son commentaire sur Rachi, le Gour Arié, développe ainsi : « Il me semble que la raison pour laquelle la Torah emploie le terme de Kedoucha particulièrement en ce qui concerne la retenue par rapport aux interdits sexuels est que le mot Kedoucha est dit à propos d'une retenue par rapport à ce qui est physique et pulsionnel. C'est pourquoi ce qui tend vers les relations interdites de la Torah est appelé attitude animale par la Torah, comme Rachi nous l'explique dans la Parachat Nasso au sujet de l'offrande que la femme Sotha apporte au Temple, qui est une offrande de farine d'orge, l'orge étant un aliment d'animal. Car la faute sexuelle est physique et a à voir avec l'animal qui est entièrement corps et matière. C'est pourquoi la personne qui a une retenue par rapport à la sexualité, qui se retient des pulsions du corps est appelée Kadoch, c'est-à-dire retenue de ce monde qui est corps. » D'après cela nous comprenons que la Torah et nos Maîtres utilisent le terme de Kedoucha lorsqu'ils parlent de la sainteté de la relation entre un mari et sa femme, Kedouchat HaZivoug

«Nous pouvons maintenant rendre compte de la suite des versets au début de notre Paracha en nous inspirant de ce qu'écrit le livre 'Hayé Adam (ch.67 §2) : « Des gens se trompent en disant "qu'avons-nous à respecter nos parents qui n'ont cherché que leur plaisir en nous concevant !" Ils se trompent car si l'union était dans la Kedoucha et la pureté, pour accomplir la Mitsva de D. qui nous a ordonné de fructifier et de multiplier, alors il s'impose à nous de respecter et de craindre nos parents. »»

«Nos Maîtres disent que Bil'am a saisi que D. portait son attention aux accouplements d'Israël et en fut terrassé "celui qui est Kadoch, saint, s'occupe de telles choses !". C'est-à-dire qu'il ne comprenait pas dans son intelligence vulgaire qu'une union puisse être dans la Kedoucha. C'est ce que dit notre verset « soyez Kadoch, saints », par rapport à la Kedoucha du couple. La suite des versets alors s'impose : « un homme son père et sa mère vous craindrez ».»

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