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	<title>Philip Elbez &#8211; La Yechiva des étudiants</title>
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	<title>Philip Elbez &#8211; La Yechiva des étudiants</title>
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		<title>Le Chabbath, tiré des cours de Rav Ringer זצ »ל décédé le 25 Eloul 5740</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philip Elbez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 22:12:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensée juive]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets divers]]></category>
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					<description><![CDATA[Quoi qu’il en soit, une semaine dans laquelle il n’y aurait pas le souvenir de Chabbath, ne peut s’appeler semaine, car c’est le jour du Chabbath qui donne tout son sens aux actions de la semaine. Peut-être même, que si D-ieu ne nous avait pas donné un premier Chabbath, nous n’aurions jamais pu imaginer la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quoi qu’il en soit, une semaine dans laquelle il n’y aurait pas le souvenir de Chabbath, ne peut s’appeler semaine, car c’est le jour du Chabbath qui donne tout son sens aux actions de la semaine. Peut-être même, que si D-ieu ne nous avait pas donné un premier Chabbath, nous n’aurions jamais pu imaginer la nécessité de son existence. Le Chabbath aurait deux fonctions, celle d’être le début de la semaine et celle d’être la fin de cette même semaine. <strong>Alors, quel serait le sens fondamental du Chabbath </strong>? Le premier Chabbath, c’est D-ieu qui nous fait accéder à la conscience d’une certaine Kedoucha, sainteté, dans le monde. Alors que le second Chabbath, c’est l’homme qui devrait pouvoir recréer la Kedoucha du Chabbath. Il faudrait agir, nous-même, de telle sorte que le Chabbath puisse rentrer par l’action de l’homme. C’est pourquoi, si nous avions observé deux Chabbath consécutifs, c’est à dire, avoir reçu une première fois la notion de Chabbath de façon très claire, puis, après être passé par les six jours de la semaine, tout en étant capable d’observer, une deuxième fois le Chabbath, nous aurions su intégrer toute notre activité dans le plan du Créateur, alors il n’y aurait jamais eu d’interruption entre le Chabbath de D- ieu et celui de l’homme. On retrouve clairement cette notion dans la construction du Michkan où D-ieu dit, <em>faite-moi le Michkan </em>mais attention à ne pas transgresser le Chabbath, alors que, lorsque Moché restitue l’ordre, il commence par Chabbath puis la construction du Michkan. Pour D-ieu, c’est à&nbsp;l’homme&nbsp;de&nbsp;réintroduire&nbsp;la&nbsp;notion&nbsp;de&nbsp;Chabbath,&nbsp;construisez le&nbsp;Michkan&nbsp;en&nbsp;vue&nbsp;du&nbsp;Chabbath.&nbsp;Mais,&nbsp;pour&nbsp;Moché,&nbsp;il&nbsp;faudrait s’imprégner&nbsp;suffisamment&nbsp;de&nbsp;la&nbsp;notion&nbsp;de&nbsp;Chabbath,&nbsp;avant&nbsp;toute&nbsp;<strong>réalisation</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>humaine</strong>. Moché s’adresse au peuple juif, après la faute, où il était urgent de revenir à la source, ils avaient, plus que jamais, besoin du premier Chabbath pour se raccrocher à la pureté d’antan, c’est pourquoi Moché inversera l’ordre. Ce qui est défendu le jour de Chabbath, c’est construire le monde. Car, lorsque je suis pris dans mon activité, combien même la plus noble soit-elle, c’est moi qui existe et plus D-ieu, j’ai évincé D-ieu de Son propre univers. En m’interdisant le Chabbath tout acte qui s’assimilerait à une création, je restitue au Créateur Son droit sur la possession du monde ; je réaffirme avec véhémence, l’origine de la vie : C’est par le respect et l’observation stricte du Chabbath que je peux me rappeler à l’ordre : N’oublie jamais que tu es créature et non Créateur. Quelle que soit l’activité qui occupe ta vie, ne te prends jamais pour le Créateur. Or, depuis la genèse du monde, l’homme n’a cessé de construire, de modifier, de chercher à maitriser le monde, comme s’il voulait se prouver que lui aussi était <strong>créateur</strong>. C’est pour cela, plus l’homme s’enfonce dans sa volonté d’exister par lui-même, et plus il découvre les atrocités qu’il est capable de faire subir aux autres. Construire un Tabernacle, c’est afficher notre volonté d’avoir une relation avec le Tout-Puissant. Pour D-ieu, ce désir aurait dû <strong>découler </strong>de la Kédoucha du premier Chabbath, mais pour Moché, il faut revenir à la Kédoucha <strong>elle-même </strong>du premier Chabbath, avant de se lancer dans la construction du Tabernacle. Le Michkan représenterait les activités de l’homme qui aurait su<strong> les</strong><strong>&nbsp;</strong>ramener au Créateur, après leurs clarifications. On raconte, dans la Guemara Chabbath, l’histoire d’un juif qui chérissait le jour du Chabbath, plus que tout. Les astrologues avait prédit à un notable immensément riche que sa richesse reviendrait un jour à ce petit juif. Le notable décida de transformer toute sa richesse en un joyau unique, qu’il cacha dans la doublure de son chapeau. Un vent terrible se leva, fit s’envoler le chapeau qui fut à son tour avalé par un gros poisson. Le vendredi matin, ce petit juif alla au marché pour acheter un poisson en l’honneur du Chabbat. Il se faisait tard, et tous les poissons avaient été vendus. Mais un pêcheur, étant arrivé de la pêche en retard, ne trouva personne pour acquérir le magnifique poisson qu’il avait ramené de sa pêche. Alors le pauvre juif sauta sur cette belle occasion, pour acheter ce poisson, à un coup plus abordable pour lui, afin d’honorer le Chabbath. Quelle surprise, lorsqu’il découvrit le joyau, dans le ventre du poisson. Dans cette histoire, il nous est décrit l’attitude de deux hommes : Le premier, qui passe sa vie à amasser de la richesse, et l’autre, plus pragmatique, qui utilise le peu de richesse qu’il a obtenu pour établir une relation avec D-ieu, à travers l’importance qu’il donne au Chabbath. La morale, c’est que tout ce que font les Goyim dans ce bas monde, n’est que pour l’amélioration des conditions de vie du peuple juif. La jouissance de la vie, telle que le conçoit le monde Goy, est un puits sans fond. Et plus on amasse de la jouissance et plus on sent qu’il nous en manque. Alors que, la jouissance chez ce petit juif, se limite à ce petit poisson qui va exprimer le mieux tout l’honneur qu’il veut mettre dans son Chabbath. Le poisson, pour la Torah, est le symbole de la jouissance supème. En effet nos Maîtres rapportent qu’à la fin des temps les Justes mangeront du Léviathan. Le poisson Léviathan exprime le sentiment le plus fort de la jouissance.<br />
Le <strong>Taanoug, la jouissance, </strong>est le moteur premier de notre vie.&nbsp; Prenons l’exemple du statut de l’ouvrier dans la <strong>Hala’ha</strong>. Lorsqu’un ouvrier commence un travail pour lequel il a été déjà payé, il a jusque le milieu du jour pour se rétracter, mais au-delà, il devra terminer son engagement. Quant à la somme qu’il lui devra, elle sera considérée comme une simple dette. D’où l’apprenons – nous ? Parce qu’il est écrit dans la Torah : <strong>Ki Li Yisraël Avadim</strong><strong>&nbsp;</strong>/ <em>Yisraël sont mes esclaves, </em>et non les tiens, et non ceux des hommes. Cela signifie que si, à la suite de mon engagement pour travailler, je me retrouve esclave de l’autre, alors la Torah ne l’accepterait pas, car tout juif n’appartient qu’à D- ieu. Dans le monde du travail, la seule relation que je peux avoir avec l’autre, est une relation contractuelle, dans laquelle je ne perds pas ma dignité. Autrement dit, toute activité professionnelle qui passe par la déchéance de ma dignité est formellement proscrite par la Torah, l’homme devrait refusait de s’engager dans une action qui remet en question les fondements de sa dignité. C’est pourquoi, un homme n’aurait pas le droit de faire un contrat qui l’engagerait plus de trois ans auprès son employeur. Car dans ces conditions, il deviendrait <strong>esclave</strong>, ce qui est&nbsp;formellement&nbsp;interdit&nbsp;par la&nbsp;Torah,&nbsp;comme&nbsp;nous&nbsp;l’avons&nbsp;expliqué&nbsp;: les enfants d’Israël sont esclaves de D.ieu et non des hommes. Par conséquent, tant qu’un homme peut se libérer du joug de son travail, à tout instant, il aurait le droit de travailler, autant de temps qu’il le souhaite.&nbsp;Autrement&nbsp;dit,&nbsp;un&nbsp;homme&nbsp;conserverait&nbsp;sa&nbsp;liberté tant qu’il peut s’affranchir, à tout instant, de sa charge de travail. L’homme doit créer une relation avec le travail qui ne l’aliène jamais. Il faudrait voir dans cette <strong>Hala’ha </strong>de l’ouvrier, une manière pour l’homme, de ne jamais retourner&nbsp;dans&nbsp;le&nbsp;monde&nbsp;de&nbsp;l’esclavage,&nbsp;où&nbsp;l’homme&nbsp;ne&nbsp;sait même plus qu’il a perdu son libre arbitre. <em>Je t’ai fait sortir de l’esclavage pour que vous soyez Mes esclaves</em>. Cette loi a les mêmes effets que le Chabbath sur le libre arbitre de l’homme. L’homme a le droit de chercher à se réaliser tant qu’il ne perd pas de vue son libre arbitre. Le plaisir du Chabbath, le Taanoug, est le moteur de la vie. Un Tsadik est un homme qui réfléchit avant d’agir, qui calcule ce qu’il va gagner par rapport à ce qu’il va perdre, c’est celui qui a une idée juste de la notion de <strong>bon</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>sens</strong>. Avant de faire quelque chose, prends cinq minutes pour réfléchir, habitue-toi à poser un temps de réflexion, une interruption, avant de choisir. Cela devrait être ta ligne de conduite, avant tout engagement dans la vie du réel. Parfois, c’est parce qu’on a mis ce temps d’arrêt, qu’il nous est apparu que des choses que l’on croyait vitales se sont révélées être secondaires, alors que paradoxalement, des choses que l’on croyait fondamentalement inintéressantes comme la Torah, se dévoilent à nous comme fondamentales, tout simplement parce qu’on a pris le temps de s’y arrêter. <strong>C’est dommage de devoir se combattre alors que l’on pourrait être son meilleur allié</strong>. Si seulement on avait pris le temps de réfléchir avant ? Le seul pouvoir du Yetser Ara, du moment penchant, est de nous empêcher de réfléchir, mais si l’on prenait le temps de détailler ce qu’il a vraiment à nous proposer, nous ne rentrerions&nbsp;pas&nbsp;dans&nbsp;&nbsp;ses propositions.<br />
‘Elle t’écrasera la tête, et toi tu lui meurtriras le talon ‘(Béréshit 3,15): Par la tête on peut régler des problèmes monstrueux, mais on peut aussi rendre monstrueux des problèmes qui n’en sont pas. C’est si simple et pourtant personne ne veut le faire, pourquoi ? L’homme préfère régler des problèmes qu’il n’a pas, plutôt que de s’intéresser à la glorification du nom d’Achem. Il y a le Taanoug tel que semble le présenter le serpent, et il y a le Taanoug tel que les Tsadikim semblent le ressentir, à travers le Chabbath, notamment. Il faudrait pouvoir se rendre compte de l’existence du Taanoug qui se trouverait dans l’expérience du moment de Chabbath. Pouvoir ressentir ce moment exceptionnel, de grande jouissance de notre relation avec D-ieu. Tu peux ressentir cela dans le Chabbath, sans que cela ne soit artificiel. Si ton sens du plaisir ne se trouve que dans les plaisirs charnels de la vie, c’est que tu n’as pas encore atteint le sens profond de Chabbath. Si tu t’ennuis du Chabbath, c’est que le sens profond de ton Taanoug, n’est pas encore clarifié. Pour en donner une illustration concrète, si le jour du Chabbath, tu es plus interpellé par tes activités professionnelles que par le Taanoug du jour, que par le délice du jour, c’est que, au fond, tu es beaucoup plus pris par ton monde extérieur que par l’intériorité de la vie. Tu auras passé ta vie à courir après des bonheurs éphémères, sans jamais avoir gouté, un seul instant, au vrai Taanoug de l’existence. C’était un peu çà, la servitude en Égypte, ne vivre de la vie que l’amertume de notre existence, ne jamais jouir <strong>pleinement </strong>des moments de l’existence. Quel que soit le niveau de plaisir auquel tu as accès, tant que ce plaisir est tourné vers une relation avec Achem, il demeurera légitime, et rien ne devrait venir l’interrompre. Il faudrait être capable de dresser une liste de dix ou onze choses essentielles à notre existence, et accepter que tout le reste ne soit qu’accessoire. Si seulement, on était capable d’identifier nos besoins cruciaux, on s’arrêterait de courir après des chimères et là seulement, on pourrait accéder au véritable bonheur, même si, nous savons que ce ne sera pas facile. Si on n’arrive pas à constituer cette liste, de façon la plus basique, c’est peut-être que notre idée de la justice, (ce qui est juste) n’est pas si intègre que cela. On n’est pas si bête que cela, mais, se donne-t-on la peine de discuter avec nous même, veut-on vraiment savoir les choses ? Cherchons-nous vraiment une vie clarifiée où notre action découlerait d’une réflexion, ou bien, ne préfère-t-on pas continuer à vivre dans un mélange complaisant entre le bien et le mal ? Prendre le temps de discuter avec soi-même, n’est-ce pas le seul moyen de sortir de son propre esclavage ? Qu’importe ce que tu peux mettre sur la table, si c’est le meilleur de ce que tu peux offrir alors tu auras accompli le Oneg Chabbath. C’est-à-dire, tu ne veux vivre de la journée de Chabbath, que ce qui peut te procurer du plaisir, vivre uniquement du Oneg, et le reste n’existerait pas. Se reconnecter, une fois par se semaine, au vrai sens de la vie. On peut voir dans la Guémara, que les sages, tenaient à faire quelque chose pour Chabbath. Ils voulaient exprimer, chacun à sa manière, l’importance du Chabbath, ils ne voulaient pas être étranger à la chose. Le Oneg semble être <strong>dans l’intention </strong>que l’on veut exprimer, à travers la jouissance de ces mets. Comme, si on savait qu’il existe une jouissance plus élevée et plus sérieuse que ce que nous propose la vie, et qu’on voudrait l’exprimer,&nbsp;à&nbsp;notre&nbsp;petite&nbsp;échelle,&nbsp;à&nbsp;travers&nbsp;la&nbsp;réalisation&nbsp;de ce Oneg Chabbath. Chabbath c’est <strong>Méen Olam Aba</strong>, un <strong>avant-gout du monde futur</strong>. Je veux croire qu’il existe une jouissance plus puissante que celle que j’ai aujourd’hui. Je veux exprimer son existence, chaque Chabbath, à travers le Oneg que j’organise en son honneur. Prendre des petits poissons, les frire à la farine, est suffisamment important pour s’acquitter de la Mitsva de Oneg, selon la Guémara. <strong>Pourquoi le poisson</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>? Même tout petit, le poisson exprime la plus grande jouissance de l’existence,</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>du</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>fait</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>qu’il</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>a</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>été</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>la</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>première</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>créature</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>vivante.</strong>&nbsp;A la fin des temps, Achem organisera un grand festin où l’on&nbsp;mangera&nbsp;du&nbsp;Léviathan,&nbsp;source&nbsp;suprême&nbsp;de&nbsp;tous&nbsp;les&nbsp;plaisirs. D’où l’importance de préserver les lois de Chabbath scrupuleusement, <strong>Kéhil’hato</strong>. L’homme qui voudrait prendre conscience de sa propre puissance, (Énoch), voudrait voir jusqu’où il peut aller, ne se trouverait bien, que s’il a pu organiser le monde, maitriser la matière, à son image. Cet homme ne pourrait ressentir le Taanoug du Chabbath, pour lui, ce serait un calvaire. En revanche, si je décide de m’arrêter le Chabbath, c’est que je veux accepter en moi-même, une dimension qui est plus élevée que ma propre existence. La semaine, l’homme s’affaire dans mille et une chose, alors que le Chabbath, on doit s’attarder sur le <strong>pourquoi </strong>je fais toutes ces choses. C’est parce que l’homme a un besoin terrible de bouger qu’il est prêt à vivre à la périphérie, plutôt que de s’attarder sur des notions plus spirituelles. Tout ce que l’on atteint de solide durant notre vie sur terre, de quelle que chose de profond qui nous a été difficile de ressentir ici-bas, et bien, au monde futur, cela sera vécu de façon mille fois plus puissante. Le profond de la vie sera gardé, et tout son bluff s’évanouira. Le Chabbath serait la meilleure expression du<strong> Olam</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>Aba</strong>.&nbsp;Le&nbsp;peuple&nbsp;juif&nbsp;serait&nbsp;le&nbsp;peuple&nbsp;qui&nbsp;sait&nbsp;le&nbsp;mieux exprimer la notion de Chabbath. Je travaille les six jours afin de réaliser quelque chose, pour pouvoir rentrer convenablement le Chabbath.&nbsp;&nbsp;<strong>Akadoch Barouh Hou </strong>a créé un monde tel que l’homme puisse ressentir des impulsions, identifier les émotions qui étaient dans ce monde,&nbsp;et&nbsp;réaliser&nbsp;l’existence&nbsp;de&nbsp;défauts,&nbsp;que&nbsp;D-ieu&nbsp;aurait&nbsp;intentionnellement laissés, pour permettre à l’homme de finir et parfaire la création, c’est le sens de la vie. Ce sont souvent les problèmes que l’on rencontre qui nous permettent de mieux saisir le sens de la vie. <strong>Il y a une profonde différence entre l’homme qui veut construire</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>le</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>monde</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>et</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>celui</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>qui</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>veut</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>le</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>parfaire</strong>. D-ieu lui a laissé à Israël la responsabilité de finir le monde. Il collabore avec D-ieu pour terminer Son monde, pour parachever son œuvre. Alors que les nations ne se positionnent pas du tout, pour parfaire la création, elles ne veulent qu’assouvir leurs fantasmes, de se prendre pour D-ieu. Elles désirent se placer sur le même plan que le pouvoir créateur de D-ieu. La femme, parce qu’elle a en elle ce pouvoir de procréation, se sent dans l’obligation d’agir, il faut qu’elle ajoute quelque chose à la création. La Guéoula du peuple juif est toujours passé par l’œuvre&nbsp;de&nbsp;la&nbsp;femme.</p>
<p><em>‘L’homme donna pour</em><em>&nbsp;</em><em>nom</em><em>&nbsp;</em><em>à</em><em>&nbsp;</em><em>sa</em><em>&nbsp;</em><em>compagne</em><em>&nbsp;</em><em>«&nbsp;Ève&nbsp;»</em><em>&nbsp;</em><em>parce</em><em>&nbsp;</em><em>qu’elle</em><em>&nbsp;</em><em>fut</em><em>&nbsp;</em><em>la</em><em>&nbsp;</em><em>mère</em><em>&nbsp;</em><em>de tous</em><em>&nbsp;</em><em>les</em><em>&nbsp;</em><em>vivants</em>. Elle a besoin de se réaliser beaucoup plus fortement, que son mari. Malheureusement, la soif de réalisation peut conduire l’homme à réaliser des choses qui ne sont pas convenables. C’est pourquoi, il appartient à la femme de faire rentrer le Chabbath par l’allumage des bougies, car c’est en réintroduisant la lumière, qu’elle avait chassé par sa faute, qu’elle restaurera le sens de la création, collaborer au plan de D-ieu et non imposer son propre plan. Son sens aigu de la réalisation ne doit pas la pousser au point de se prendre pour le Créateur, lui-même.</p>
<p>C’est par le geste de l’allumage des lumières, les Nérotes, que la femme ramène la notion de Chabbath, dans les six jours de la semaine, où elle avait passé son temps à vouloir se réaliser. C’est donc à la femme qu’il appartient de lancer cet état d’esprit du Chabbath, elle qui a un sens très poussé de l’auto-réalisation. Elle doit mettre son désir le plus viscéral de procréation, de réalisation, au service unique, de la volonté du Tout Puissant. <strong>Adapté</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>par</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>Philip</strong><strong>&nbsp;</strong><strong>Elbez</strong>.</p>
<p>Je voudrais dédicacer cette adaptation jamais dévoilée à ce jour, à la mémoire de nos chers&nbsp;disparus.<br />
<strong>Rav Binyamin Chaoul Ringer Zatsal </strong><br />
<strong>Avi mori Chlomo ben Messaoud Elbez Z&nbsp;»l</strong><br />
<strong>Morenou Verabenou Rav Avraham Mimoun Zats&nbsp;»al</strong><br />
<strong>Daniel Haim Ben Sarah Levi </strong></p>
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		<title>Hochaana Raba</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philip Elbez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 23:11:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fêtes]]></category>
		<category><![CDATA[souccot]]></category>
		<category><![CDATA[Hochaana Raba]]></category>
		<category><![CDATA[Philip Elbez]]></category>
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					<description><![CDATA[bonne volonté peut se laisser embarquer dans une action dont il croit qu’elle est validée par la Torah, alors qu’elle va finalement à l’encontre des lois de la Tsédaka. Combien de nos prières ont été abimées par l’égo de ceux qui la récitent. On croit faire bien et c’est pour cela qu’on a du mal [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>bonne volonté peut se laisser embarquer dans une action dont il croit qu’elle est validée par la Torah, alors qu’elle va finalement à l’encontre des lois de la Tsédaka. Combien de nos prières ont été abimées par l’égo de ceux qui la récitent. On croit faire bien et c’est pour cela qu’on a du mal à croire qu’on se trompe. A l’issu de Souccot, nous devons tous se sentir comme la Arava dénué de Mitsvots et de lois, dénué de bonne volonté. Le <b>Naot Déché </b>(livre de ‘Hassidout rédigé par un des fils du Mé Hashiloa’h) avait expliqué pourquoi un des noms du Yetser Harah (mauvais penchant) est Tsafoun (enfoui). C’est celui qui est le plus enfoui dans la personnalité de l’homme. L’invité de la Soucah qui est venu réparer ce type de Yetser Harah est David Hamélé’h, le 7ième jour de Souccot et ce n’est pas par hasard. En effet, David est l’homme qui a vécu toute sa vie avec la peur d’être un fauteur aux yeux de D-ieu. Il est même mort sans avoir la certitude que D-ieu ait accepté sa Téchouva. Parce que la seule manière de lutter contre ce type de Yétser Harah est de toujours se sentir comme la Arava sans fruits/Mitsvots ni Odeur/Torah. Rien n’est plus dangereux pour un homme qui croit être arrivé à un aboutissement. Dès que l’homme pense qu’il est bien, parce qu’il pratique davantage ou parce qu’il étudie plus de Torah, il se met à dormir sur ses lauriers (le laurier sent bon&nbsp;!) et ne remet plus en question ses attitudes. Il se sent religieux et n’a plus rien à changer dans sa vie. L’attitude du roi David en est le Tikoun, la réparation : toujours se sentir en infraction vis-à-vis de la volonté divine. On doit toujours se dire : est-ce bien cela ce que la Torah nous demande ? Toujours sur le qui-vive, ne suis-je pas en train d’introduire un intérêt personnel ? La fête d’Hochaana Raba met en avant le saule, la Arava qui ressemble aux lèvres de l’homme. D-ieu créa l’homme à Roch Hachana, il lui insuffla le souffle de la vie, le souffle de tous les renouvellements possibles. Selon le Maharal, la faculté de parler, qui est le propre de l’homme, est cette capacité <b>à relier </b>le monde spirituel de la Néchama avec le monde matériel du corps. C’est le 7ième jour de Souccot, le 21ième jour du mois de Tichri, à Hochaana Raba, que le pouvoir de la parole atteint sa perfection. C’est pourquoi, on a l’habitude d’ajouter des prières et des supplications volontaires, en ce jour, contrairement à Roch Hachana et à Kippour où ces prières sont obligatoires, pour témoigner de l’élévation de notre parole grâce à ces 21 Jours. La ‘Hatima de ce jour vient confirmer et sceller la volonté de l’homme, conscient de ses manques, de faire sincèrement Téchouva. Par la ‘Hatima, D-ieu approuve le chemin emprunté par l’homme pour arriver à la Téchouva.</p>
<p>Nous allons à présent étudier les 7 formes de Yetser Hara, de mauvais penchant, afin de nous préparer à cette ‘Hatima. Le <b>SOD YECHARIM </b>(livre de ‘Hassidout, de Rabbi Guershon Heinikh Leiner, petit fils du Mé HaShiloa’h) nous explique les sept noms du Yetser Hara que l’on peut trouver dans la Torah : <i>Le Saint béni soit- il l’a qualifié de « </i><b><i>Mauvais-Ra </i></b><i>», parce que les pensées du cœur sont mauvaises dés sa jeunesse. (Gen 8, 21). Moshé le nomme</i></p>
<p><i>« </i><b><i>fermeture du cœur-Arel </i></b><i>» : supprimez la fermeture de votre</i></p>
<p><i>cœur. (Deut, 10,17). David le nomme « </i><b><i>impureté-Tamé </i></b><i>» : il est dit en effet O D-ieu ! Crée en moi un cœur pur (ps. 51,12). Ce qui implique que le cœur peut être impur.&nbsp; Salomon le nomme « </i><b><i>Ennemi-Soné </i></b><i>» car il est dit Si ton ennemi a faim donne lui du pain à manger. (Pr.25,21) Isaïe le nomme « </i><b><i>Obstacle- Mi’hchol </i></b><i>» : Frayez, Frayez, préparer le chemin, enlevez tout obstacle du chemin de mon peuple. (Is.57, 14) Ezékiel le nomme « </i><b><i>Pierre-Even </i></b><i>» il est dit : j’ôterai de votre corps le cœur de pierre. (Ez. 36,36) Yoël le nomme « </i><b><i>ce qui est caché- Tsafoun </i></b><i>» : j’éloignerai de vous ce qui est caché (Joël 2,20). </i><i><br />
</i><i><br />
</i>Cette Guémara du Traité Souccah 52a vient nous expliquer comment, au cours du temps, on a su identifier les 7 sortes de Yetser Hara, Et comment à travers ces enseignements, l’homme pouvait clarifier ces 7 catégories de mauvaises tendances. Parfois, on est dévoré par l’une de ses forces, parfois par une autre et parfois par les 7 en même temps. Toutes les combinaisons sont possibles. La Torah va transmettre le savoir nécessaire pour combattre, le temps des 7 jours de Souccot, notre Yetser Hara. Il est donc urgent et impératif d’en connaître les différents visages, afin de rendre effective notre Téchouva-‘Hatima.</p>
<p>Le schéma de la Guémara est simple : 7 personnes ont clairement identifié un des noms du Yester Hara, et 7 bergers l’ont combattu jusqu’à transmette au peuple juif l’antidote, lui permettant de résister activement aux attaques du Yetser Hara. Ces 7 bergers ne sont rien d’autre que les 7 invités de la Souccah, les <b>7 Ouchpizines</b>, que nous accueillons chaque jour, afin de s’inspirer de leur travail, pour prendre les forces nécessaires pour assurer notre défense, chaque jour de l’année. Ainsi durant les 7 jours de Souccot, et à conditions de vivre pleinement la fête, nous pourrons annuler l’emprise de notre Yetser Hara. La petite prière que nous faisons pour accueillir chaque invité, chaque soir, témoigne d’une prise de conscience du travail qu’ils ont pu faire pour lutter contre le Yetser Hara.</p>
<p>Nous allons expliquer chacun de ces noms à travers l’enseignement du Sefer « <b>NAOTE DECHE </b>».<br />
<b>-1-&nbsp; Hachem&nbsp; l’a appelé « Ra » </b>: <b>Mauvais</b>, ainsi qu’il est écrit dans le verset. La nature même de l’homme, dès son plus jeune âge est d’être démuni de bon sens. C’est pourquoi à cet âge l’enfant est attiré par le mal et fuit le bien. C’est quasi naturel de ne pas être intéressé par le bien et plutôt courir après les mauvaises tentations. Face à cette tendance naturelle de l’homme, s’est levé <b>Avraham Avinou</b>, monothéiste contre un monde entièrement idolâtre. Il est le premier à combattre l’ignorance de l’homme. Le Midrash nous rapporte qu’à trois ans il avait commencé à rechercher son créateur. Le premier travail de l’homme consiste à combattre l’ignorance qui est en lui. Il doit aller à la « Pêche aux informations » afin de connaître et d’identifier clairement, les valeurs du judaïsme. Combien de juifs transgressent la Torah parce qu’ils ignoraient son contenu. <b>-2- Moshé l’a appelé « Arel » : incirconcis, </b>ainsi qu’il est écrit dans le verset. Le cœur est recouvert, voire bouché, empêchant toute ouverture possible aux paroles de la Torah. Cela signifie qu’une parole de Torah peut paraître insignifiante, non pas parce qu’elle serait vide de sens, mais parce que, l’homme lui-même serait vide de sens. Il déconsidère les paroles des Hahamim, des Sages, son cœur étant rempli d’impureté, il ne lui est plus possible d’être sensibilisé par la chose. Combien de juifs se sont retrouvés devant le Kotel, sans ressentir la moindre émotion. Ils se sont même mis à pleurer parce qu’ils avaient réalisé l’opacité de leur émotion face au Kotel. Est-ce que pour autant le Kotel n’avait pas de valeur ? Où est-ce l’individu qui a tellement fermé son cœur que la chose ne lui parle plus. Face à ce type de Yetser Hara s’élève <b>Yits’hak Avinou</b>, le premier homme à avoir été circoncis, à huit jours. En faisant la circoncision, le juif se dote du bon lecteur, celui qui lui permettra de décoder les paroles de la Torah, il ne devrait plus être insensible à ses enseignements, faut-il encore qu’il accepte de garder le contact avec la Torah. Yits’hak a donc été le premier homme à consacrer la totalité de ses émotions à la découverte de la Parole Divine. <b>-3- Isaïe l’a appelé « Mi’hchol » : obstacle </b>ainsi qu’il est écrit dans le verset. <b>Yaacov </b>est le patriarche qui a passé sa vie à déjouer les pièges tendus par le Yetser Hara. Il a empêché Essav de tromper leur père, en récupérant les bénédictions. Il a déjoué toutes les malices de son beau-père Lavan. Il arrive souvent que le juif soit pris d’un bon sentiment, qu’il décide de faire une Mitsva, et au moment où il se lance, un empêchement de dernière minute lui fait barrage. On décide d’aller au Mikvé la veille de Kippour, et manque de chance, lorsqu’on arrive il vient de fermer. Essav a qualifié son frère Yaacov de rusé : en effet, il faut beaucoup de sagesses et de malices pour contourner les obstacles de la vie. Il faut donc apprendre à se méfier de ce type de mauvais penchant, qui fait foirer nos Mitsvots au tout dernier moment. <b>-4- David l’a appelé</b> <b>« Tamé » : impur</b>, ainsi qu’il est écrit dans le verset. L’impureté découle de l’intéressement que l’homme a dans l’accomplissement d’une Mitsva. Beaucoup d’hommes accomplissent des actions communautaires, des Mitsvots au nom du Klall, au nom du bien de la communauté, mais combien d’entre eux se servent de ces opportunités pour se mettre en avant, pour récupérer du Kavod, des honneurs, du pouvoir, ou pour des raisons nostalgiques. Ce type de Yetser hara existe bien et celui qui l’a combattu n’est rien d’autre que <b>Moshé notre Maître</b>, l’homme le plus humble que la terre n’ait jamais porté. Il a passé sa vie à défendre, à se soucier des intérêts de la communauté, et au moment où D-ieu lui propose de créer un nouveau peuple juif à partir de lui, (Faute du veau d’or), Moshé refuse de tirer le moindre intérêt de sa mission. Combien de gens à la tête d’actions humanitaires ne recherchent que l’aura de leur campagne humanitaire. Combien d’entre eux se moquent éperdument des gens qu’ils sont censés protéger. <b>-5- Chlomo l’a appelé « Soné » : l’ennemi</b>, ainsi qu’il est écrit dans le verset. Cela correspond à l’attitude opiniâtre du juif qui reste cramponné à ses principes quelques soient les circonstances. Ce sont ces hommes qui vous disent : « Moi, ça ne me dérange pas …, mais par principe je refuse. » Ou alors, on a toujours fait comme ça… Ils sont têtus dans leur choix et sont rarement prêts à reconnaître qu’ils ont eu tort. L’antidote nous vient <b>d’Haaron le Cohen</b>, celui qui courait pour faire la paix entre les hommes. Cela consiste à rechercher dans tout conflit, les éléments de la réconciliation au lieu d’accentuer les parties de discordes. <b>-6- Yéhezkiel l’a appelé « Even » : dur comme de la pierre</b>, ainsi qu’il est écrit dans le verset. C’est celui qui entend des paroles de Torah, perçoit la pertinence de ces paroles, et est prêt à s’engager à faire du bien, mais malheureusement, son cœur est profondément attaché à ses pulsions, à ses désirs, et par faiblesse, il cède aux tentations et finit par ne pas faire la bonne action. L’aspiration aux plaisirs de ce monde est plus forte que sa raison. <b>Yossef Hatsadik </b>est celui qui a su combattre ce Yetser Hara. Lui qui rêvait de grandeur, il aurait très bien pu accéder au pouvoir en cédant aux charmes de la femme de Potiphar. Mais sa raison l’emporta sur ses désirs, il domina sa</p>
<p>passion et resta fidèle aux valeurs de son père Yaacov. Yossef incarnera le juif irréductible, celui qui peut traverser tous les exils de l’histoire. <b>-7- Yoël l’a appelé « Tsafouni » caché </b>: ainsi qu’il est écrit dans le verset. Ce Yetser Harah est le plus dangereux car il est enfoui dans le cœur de l’homme. Dans les six cas précédents, l’homme sait qu’il est en train de fauter, il sait qu’il n’est pas sur le chemin de la vérité. Dans ce type de Yetser Hara, l’homme croit qu’il agit selon la droiture et il est persuadé être un bon serviteur de D- ieu. Au point qu’il fasse de son action un véritable service d’Hachem se croyant droit aux Yeux d’Hachem. Au fond, son attitude n’a rien à voir avec la volonté Divine, il se cache derrière une certaine religiosité pour satisfaire son égo. <b><i>Ne croit pas en toi jusqu’au dernier jour, avant ta mort, nous dit les Pirké Avot. </i></b>Même si tu crois être un homme intègre, rappelle-toi que se cache en toi un Yetser Hara qui te fera croire que tu es un bon serviteur de D-ieu. Pour déceler ce mauvais penchant, il faut passer par de grandes clarifications. Pour combattre ce Yetser Hara si fin, s’est élevé <b>le Roi David </b>qui, dans ses Téhilim, à chaque fois, a cherché à lire les événements qu’il vivait comme l’expression de la volonté Divine. Il ne se faisait pas confiance et se remettait en question dès qu’il le pouvait. Après les événements de Bat Cheva, il restera toute sa vie avec le sentiment d’être un fauteur, ce qui le garantira de ne pas dormir sur sa piété et l’obligera à rester vigilant, jusqu’au dernier souffle de sa vie. Ce Yetser harah coïncide avec la fête de Hochaana Raba où disent nos sages, tous ceux qui n’ont pas pu être inscrits dans le livre de la vie, à Kippour, ont encore une chance de l’être, à ce moment-là. On comprend pourquoi en ce jour l’invité est David, car il nous a montré le chemin de la Techouva la plus profonde. Après avoir livré bataille aux 7 sortes de Yetser Harah, nous pouvons vivre pleinement ce moment d’intimité entre D-ieu et le peuple juif : <b>Chemini Atseret</b>. Il reste à expliquer le sens de la fête de <b>Sim’hat Tora. </b>La joie de ce jour de fête, en dehors de l’obligation d’être particulièrement joyeux pendant ces derniers Yom Tov, provient de la joie de la Torah, car en ce jour nous allons <b>clôturer </b>la lecture de la Torah. La Guémara Péssahim nous enseigne que durant cette dernière fête, l’homme doit contribuer personnellement à la joie selon le verset « LA’HEM » à vous. Ce principe est connu dans le Talmud sous l’expression « ‘HATSI LACHEM, ’HATSI LA’HEM » ce qui signifie la moitié pour Hachem et l’autre moitié pour l’homme. A Yom Tov, l’homme peut cuisiner, il apporte sa contribution dans la Kédousha du Jour de fête ainsi que nous le disons dans la Amida : « MEKADESH YISRAEL OUZMANIM » Béni soit D.ieu qui sanctifie Yisraël qui à son tour sanctifie le jour. Alors que le Chabbath, c’est « KOULO LACHEM » la Kédousha du Jour ne dépend que de D.ieu et non de l’homme. (Tout travail humain est prohibé). Ces deux formes de Kédousha, cette différence de Sainteté se retrouve dans la différence des tables de la loi où les premières étaient de l’ordre de</p>
<p>« KOULO LACHEM » : aussi bien la pierre que l’écriture étaient l’œuvre de D-ieu, alors que les secondes tables de la loi sont de l’ordre « ‘HATSI LACHEM,’HATSI LA’HEM », la pierre est taillée par l’homme tandis que l’écriture est inscrite par D-ieu. Or, c’est le Jour de Yom Kippour que nous avons reçu ces deuxièmes tables, et c’est le jour de Sim’hat Torah que nous nous en réjouissons. Si à Chavouout, Yisraël a peut entendre les dix commandements, c’est</p>
<p>à Sim’hat Torah qu’il leur ait donné l’occasion de graver dans leur cœur « les traces » de ces paroles Divines. Nous apprenons du Roi Salomon l’obligation de faire une Séouda, un festin, le jour où nous terminons la lecture du livre de la Torah, pour marquer que nous avons une part dans l’acceptation et l’imprégnation de la Torah que nous avons reçue l’année précédente. (C’est d’ailleurs en fonction de ce que nous avons su recevoir que D-ieu nous accordera de nouveaux enseignements, des ‘HIDOUCHIM BATORAH pour l’année suivante.) La Torah serait donc les 613 conseils que D-ieu aurait donnés à l’homme pour qu’il puisse intégrer dans son cœur les dix commandements, c’est-à-dire pour qu’il puisse arriver à cette grande vérité, qu’il ne peut exister de création sans un Créateur. Cet</p>
<p>« ANO’HI ACHEM ELOKE’HA » ‘ Je suis l’Eternel ton D.ieu’ qu’Avraham a tant désiré diffuser au monde, est désormais accessible au peuple d’Israël grâce aux deuxièmes tables de la loi que Moché nous a rapportées du Mont Sinaï, à Yom Kippour. D’où sait-on que la Torah, toute entière, n’est rien d’autre que le Nom d’Hachem&nbsp;? car il est écrit : « Car le nom d’Hachem j’invoque, allons agrandir notre D-ieu. » c’est-à-dire que par la lecture de la Torah, il nous est possible d’accéder à la perception de la Providence Divine. De même, tout celui qui étudie la Torah seul, c’est comme s’il invoquait le nom de D-ieu qui le bénit sur le champ comme il est écrit : « Dans tout lieu où mon nom sera invoqué, j’irai vers toi et je te bénirai. », son nom fait référence ici à l’étude de la Torah. En finissant la lecture du Sepher Torah, à Sim‘Hat Torah, nous exprimons notre souhait d’avoir atteint cette année le maximum de compréhension des enseignements de la Torah.&nbsp; La Séouda viendrait marquer notre joie d’avoir atteint une</p>
<p>certaine CHLEMOUTE, perfection, dans notre connaissance de D-ieu. Toute cette période de Souccot est une période propice à l’épanchement de la Torah sur le peuple juif. La fête de Souccot symbolise les nuées dans le désert, les nuées du Kodesh Hakodashim, mais aussi, celles du Mont Sinaï, moment d’une très grande révélation. Enfin la joie de Sim’ha Beth Achoeva marquait un grand moment d’inspiration prophétique où les plus grand Maitres de Torah dansaient et chantaient devant le parvis du Temple. Cette Séouda revêt une grande importance. Nous retrouvons sa valeur à des endroits différents : Le Michté est un repas que l’on inonde de vin, alors que la Séouda est un repas de pain. Ainsi, le Chabbath nous devons faire un repas de pain et boire du vin. Dans l’histoire d’Esther, le Michté fut déterminant dans l’accession au pouvoir d’Esther, de même, c’est au cours d’un repas qu’Aman sera confondu. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre ce Passouk de la Torah où il est dit : « Abraham fit un grand festin, le jour où Yits’hak fut sevré. » Hachem fera, dans les temps futurs un grand festin pour les Tsadikim, le jour où il accordera tout Son ‘Hessed aux descendants de Yits’hak.</p>
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