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	<title>Jaqui Ackermann &#8211; La Yechiva des étudiants</title>
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	<title>Jaqui Ackermann &#8211; La Yechiva des étudiants</title>
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		<title>Miketz : décryptage</title>
		<link>https://yechiva.com/miketz-decryptage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 15:43:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mikets]]></category>
		<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer Béréchit]]></category>
		<category><![CDATA[Miketz]]></category>
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					<description><![CDATA[Mais comment a-t-il fait ? Yosséf se retrouve marié. On ne sait pas comment il peut accepter cette épouse. C’est Pharaon qui lui dit d’épouser Osnath. On pourrait dire : raison d’état. Le midrach dit que ce n’était pas n’importe qui. L’histoire est bien cachée par le texte. D’ailleurs, l’origine des épouses de tous ses [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="_2PHJq public-DraftStyleDefault-ltr"><strong>Mais comment a-t-il fait ?</strong> Yosséf se retrouve marié. On ne sait pas comment il peut accepter cette épouse. C’est Pharaon qui lui dit d’épouser Osnath. On pourrait dire : raison d’état. Le midrach dit que ce n’était pas n’importe qui. L’histoire est bien cachée par le texte. D’ailleurs, l’origine des épouses de tous ses frères est tout aussi bien cachée par le texte. Nous nous retrouvons une fois de plus plongés dans l’ignorance, et laissés à notre imagination. A moins de consulter le midrach. Mais cela ne répondra pas à la question : pourquoi le texte reste-t-il obscur sur ce point ? Nous avons une règle que nous avons maintes fois évoquée au sujet de nombreuses questions de cet ordre : d’un côté, si le texte n’en parle pas au premier niveau, c’est que ce n’est pas un sujet qui devrait nous intéresser à ce premier niveau. Nous croyons que le texte est parfait. Et de l’autre côté, force est de dire que leur épouse était parfaite, quelles qu’elles soient. Sinon, nous ne serions pas là, nous leurs descendants, ainsi que tout notre peuple. Entre ces deux points, il nous manque des informations, que le texte ne veut pas nous délivrer car elles ne peuvent pas être comprises au premier degré (nous avons souvent fait cette démarche, par exemple, comment Avraham connaissait méarath hamakhpéla : le texte ne répond pas mais pratiquement, D. a entériné). Si Yosséf a épousé Osnath, c’est qu’il avait compris, car il était prophète, qu’elle correspondait à ses convictions. Sinon il aurait refusé. Il l’avait fait une fois, et cela l’avait amené en prison. Il n’en avait pas peur. Nous ne possédons pas les clés de son choix. Mais nous lui faisons confiance. Il faut comprendre que nous ne pouvons pas fonctionner comme Yosséf, nous avons les règles de la thora de Moché pour nous guider. Lui, comme les Patriarches, est guidé par ce qu’il ressent, par ce qu’il perçoit ce que D. lui fait comprendre. Cela suffit à notre niveau pour calmer notre interrogation. </span></p>
<p><span class="_2PHJq public-DraftStyleDefault-ltr"><strong>Hanouka et la prophétie</strong> Il existe un midrach nommé Sédér Olam. Il contient la chronologie biblique, selon la tradition orale. Il décrit donc l’enchainement des événements jusqu’à Bar Kokhba. Ce texte dit : « la prophétie disparut, à partir de là, tends l’oreille aux paroles des Sages ». La fin de la prophétie correspond à la fin de la période appelée : Anché Knésséth Haguédola (les hommes de la grande assemble). Cette période se situe au début du deuxième temple, et cette assemblée était composée de nombreux sages et des prophètes. Ces prophètes étaient les derniers qui ont professé dans le peuple (avant que la prophétie ne revienne, à l’avenir, grâce au prophète Eliyahou). Cette assemblée de Sages a préparé le peuple à cette chute que constitua la perte de la prophétie, qui se profilait à cette époque. En quoi est-ce une chute ? Il serait puéril de penser que ce qui va manquer c’est « l’ordinateur » qui nous met en contact avec là-haut, dès qu’il y a un problème. La prophétie ne peut pas être réduite à un contact. Un monde avec la prophétie est tout simplement un autre monde. Le contact avec Là-Haut, correspond à une volonté divine de proximité. C’est cette proximité qui, pour nous, est fondamentale. Elle exprime d’abord, comme toute proximité, un amour de D. pour Son peuple. Puis elle signifie que le mode de fonctionnement est suffisamment clair pour qu’on comprenne les messages que D. envoie aux hommes. D. ne fait rien sans prévenir les prophètes (Amos 3,7). Ce n’est pas seulement que c’est pratique d’être prévenu, mais surtout c’est que la vie devient plus intense. C’est tout simplement la vie. C’est la différence entre quelqu’un d’éveillé et quelqu’un qui dort. Sans prophétie, nous sommes endormis. Hannouka est, par excellence, la fête instituée sans prophétie. Elle prouve que même « en dormant », nous avons encore des ressources, qui nous ferons tenir jusqu’à notre réveil. </span></p>
<p><span class="_2PHJq public-DraftStyleDefault-ltr"><strong>Un plus un font un</strong> Le « jeune » Yossef (il a 30 ans) donne des leçons au pharaon et à sa clique de magiciens. Personne ne comprend les rêves, et lui se permet non seulement de les interpréter, mais aussi de prodiguer des conseils. Pratiquement, cela se passe bien. On a vu, dans les entourages royaux, plus d’une intrigue autour de ceux qui devenaient des favoris du roi. Mais ici, D. veille et Yosséf devient vice-roi en une heure, sans aucune protestation, semble-t-il. Yosséf interprète donc les rêves en insistant sur la rapidité avec laquelle l’événement prédit va arriver. Une des preuves à cela tient au fait qu’il y a eu deux rêves. Effectivement Yosséf insiste et dit : c’est un seul rêve. Comme si un des problèmes de l’interprétation était là. Le Sefath Emeth relève cela et explique que, comme dit le midrach, toutes les interprétations tendaient à prévoir deux événements. Mais Yosséf dit que l’unité prime : c’est un seul rêve. Les idolâtres ont du mal à concevoir que les choses soient unifiées par principe. Mais Yosséf s’oppose à eux en leur disant que leur erreur leur fait perdre la compréhension du monde, voire les met en danger. Finalement, Yosséf ne fait que cela. Il mobilise tout le pays contre le fléau, c’est une technique simple d’unification. Puis, lorsqu’il n’y a plus assez à manger, il transforme tout le pays en un bien du pharaon (dans la paracha prochaine). C’est également une manière d’unifier le pays. Le pouvoir central et nourricier devient le centre du pays et celui qui l’unifie. Mais par ailleurs, la famille qui s’installe en Gochéne se trouve complètement en dehors de ce système. C’est ce qui sera pris plus tard comme une menace. L’Egypte oubliera, encore, le sens de l’unité. </span></p>
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		<title>Hayé Sarah : Comprendre un verset</title>
		<link>https://yechiva.com/haye-sarah-comprendre-un-verset/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 15:43:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hayé Sarah]]></category>
		<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer Béréchit]]></category>
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					<description><![CDATA[« Sœur, que tu sois (=deviennes) des milliers et des myriades, et que ta descendance hérite les villes de ses ennemis » (24,60). Ce verset est une bénédiction prononcée par la famille à l’adresse de Rivka, au moment de son départ pour se marier avec Yit’hak. Le début est compréhensible. Une des bénédictions à souhaiter [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p id="viewer-2lcn4" class="xVISr Y9Dpf bCMSCT OZy-3 _40ACk Ecq9kg bCMSCT public-DraftStyleDefault-block-depth0 fixed-tab-size public-DraftStyleDefault-text-ltr"><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr">« Sœur, que tu sois (=deviennes) des milliers et des myriades, et que ta descendance hérite les villes de ses ennemis » (24,60). Ce verset est une bénédiction prononcée par la famille à l’adresse de Rivka, au moment de son départ pour se marier avec Yit’hak. Le début est compréhensible. Une des bénédictions à souhaiter à une femme qui va se marier est, probablement, d’avoir une grande famille. La fin du verset est moins compréhensible. Certes, il y a une satisfaction d’avoir de la puissance, de supplanter ses ennemis. Mais ce n’est pas la première chose qui viendrait à notre esprit face à une jeune fille à marier. Ce qui dérange le plus, c’est que le jour d’un mariage (ou de ce qui s’y rapproche), on parle d’ennemis. Pourquoi parler de ce qui ne va pas, quand tout va bien ? C’est une vision du monde quelque peu pessimiste. La thora n’est ni optimiste ni pessimiste. Elle est vraie. Si être optimiste est vrai, on sera optimiste. Si cela ne correspond pas à la vérité, on ne sera pas optimiste. Ici, la bénédiction de la famille ne veut pas souligner l’agressivité du monde. Elle veut souligner la capacité de Rivka. Le monde a en lui des éléments agressifs, personne ne peut le nier : il y a des maladies, des mauvaises gens, des obstacles en tous genres. Les ennemis dont il s’agit ici englobe toutes ces formes de « rencontres » désagréables. Le souhait n’est pas seulement d’y échapper mais d’en prendre possession, c’est-à-dire de ne pas écraser ces forces, car s’il y a des forces, il vaut mieux se les approprier, c’est bien mieux que de les écraser. Le souhait est donc non seulement de se développer (la première partie du verset) mais également d’avoir la capacité de dominer puis d’intégrer ce qui s’oppose à nous (la deuxième partie). C’est également une forme de développement Celui qui a bonne mémoire, se rappelle que ce sont quasiment les mêmes mots que l’ange dit à Avraham, quelques chapitres plus hauts, après la « ligature de Yits’hak » (22,18) …</span></p>
<p class="xVISr Y9Dpf bCMSCT OZy-3 _40ACk Ecq9kg bCMSCT public-DraftStyleDefault-block-depth0 fixed-tab-size public-DraftStyleDefault-text-ltr"><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr"><strong>Élément méconnu</strong></span></p>
<p id="viewer-4jh4h" class="xVISr Y9Dpf bCMSCT OZy-3 _40ACk Ecq9kg bCMSCT public-DraftStyleDefault-block-depth0 fixed-tab-size public-DraftStyleDefault-text-ltr"><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr">D. a promis à Avraham que Yichmaél engendrera 12 princes (17,20). C’est réalisé à la fin de notre <em>paracha</em>, ils y sont cités. D. avait promis que Yichmaél sera béni, etc. Le texte montre clairement à travers cela, que c‘est une autre bénédiction que celle d’Avraham. Car Avraham, lui, a déjà été béni, et il est dit que l’alliance conclue avec lui, se prolongera avec Yits’hak. Cela signifie donc que toutes les bénédictions faites à Avraham s’appliqueront à Yits’hak, pas à Yichmaél. C’est pour cela que Yichmaél doit être le sujet d’une autre bénédiction, ayant été exclu du lien particulier entre D. et Avraham. On retrouve un élément similaire après l’épisode où Yits’hak bénit Yaakov (en croyant que c’est Essav). Yits’hak rappelle Yaakov pour lui souhaiter que D. lui donne les bénédictions d’Avraham (28,4). C’est une manière d’exclure explicitement Essav du lien avec Avraham. Tout ce qui est promis à Avraham se concrétisera uniquement avec Yaakov. Pour ce qui est de Yichmaél, nous constatons donc qu’une de ses bénédictions se concrétise rapidement. Effectivement, lorsque les choses sont plus profondes, elles mettent plus de temps à venir. Le principe est que plus les éléments sont fondamentaux, plus lentement ils apparaissent. Une des raisons tient au fait qu’après cela, le monde n’est plus sensé changer. Nous croyons, par exemple, que le temple de Chlomo, construit 480 années après la sortie d’Egypte, n’était pas « suffisamment sacré » pour être indestructible. En revanche la sainteté de son lieu est maintenant éternelle. Cela ne bougera plus. La dynastie de David est aussi apparue tardivement, mais elle ne bougera plus : c’est-à-dire qu’il n’est plus possible d’avoir un roi qui ne soit pas de sa dynastie (même s’il y a eu des rois des autres tribus, ils sont considérés comme subalterne face aux rois de David). Ainsi la réalisation rapide de la prophétie concernant Yichmaél n’est pas pour nous une preuve de résistance. </span></p>
<p id="viewer-c0j59" class="xVISr Y9Dpf bCMSCT OZy-3 cDpYU ok2w4y bCMSCT public-DraftStyleDefault-block-depth0 fixed-tab-size public-DraftStyleDefault-text-ltr"><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr"><strong>Les personnages</strong></span></p>
<p id="viewer-8d5q8" class="xVISr Y9Dpf bCMSCT OZy-3 _40ACk Ecq9kg bCMSCT public-DraftStyleDefault-block-depth0 fixed-tab-size public-DraftStyleDefault-text-ltr"><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr">Betouél, le père de Rivka est un homme mauvais. Ce n’est pas pour rien qu’il a un fils comme Lavane (il est difficile de comprendre comment un tel personnage peut avoir une fille comme Rivka et des petites-filles comme Ra’hél et Léa, mais cela est un autre problème). Ce point de vue vient du midrach, qui veut répondre à la question suivante : on parle de lui au moment de l’arrivée d’Eliézér, puis le lendemain il disparait du tableau. On pourrait simplement se dire qu’il avait des choses à faire, et c’est pourquoi il ne parle pas au moment du départ de Rivka (on ne parle que de sa mère et de son frère). Mais la tradition est de dire que si le texte laisse apparaitre cette absence, il y a une raison. Il serait mort entretemps, et la raison tient à son manque de moralité. D. l’a empêché de vivre pour permettre justement le départ de Rivka, pour lequel il était un obstacle, d’une manière ou d’une autre (deux versions existent dans le midrach, une est rapporté par Rachi 24-55). On pourrait se dire que cela est « exagéré » : lui, le père, avait quand même dit précédemment « c’est D. Qui veut ce mariage ! », en entendant le récit d’Eliézér. Notre tradition est de dire que, certes, ces paroles sont vraies, mais les personnages qui les ont dites ne sont pas forcément dignes de confiance. La famille va montrer en vérité un autre visage. On connait bien Lavane. La famille n’était pas bien meilleure, comme les idolâtres de l’endroit. Nos Sages connaissent la vérité et savent comment comprendre le texte. Betouél et Lavane disent bien qu’ils n’empêcheront pas les choses de se faire : « voici Rivka devant toi, prends et part… ». Mais le lendemain matin, la famille demande que la jeune fille reste encore. Et même après l’insistance d’Eliézér, elle n’accepte pas, et dit : « … demandons-lui (à Rivka) ». Hier, tout semblait simple, aujourd’hui, cela l’est moins, la famille retient. Qu’aurait-il pu se passer si le chef de famille avait été présent ? On ne sait pas, mais cela aurait été peut-être bien pire. Mais D. a bien fait les choses et Betouél disparait. Eliézér aurait pu dire : le chef de famille a décidé hier de me laisser partir, personne ne peut m’en empêcher. Eliézér est « poli », il ne dit pas cela, mais il rappelle l’argument : c’est D. Qui est intervenu hier (et vous l’aviez avoué…). La famille ne peut pas véritablement s’opposer. </span></p>
<p id="viewer-26isl" class="xVISr Y9Dpf bCMSCT OZy-3 cDpYU ok2w4y bCMSCT public-DraftStyleDefault-block-depth0 fixed-tab-size public-DraftStyleDefault-text-ltr"><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr"><strong>Plus moderne qu’en apparence</strong></span></p>
<p id="viewer-888ls" class="xVISr Y9Dpf bCMSCT OZy-3 _40ACk Ecq9kg bCMSCT public-DraftStyleDefault-block-depth0 fixed-tab-size public-DraftStyleDefault-text-ltr"><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr">Eliézér cherche la jeune fille qui doit épouser le fils de son maître. Il fait ce qu’on peut appeler un test. Sans chercher à savoir si c’était ou non le bon moyen, cela nous rappelle un peu les tests qu’on fait passer, depuis la nuit des temps, à ceux qui veulent prendre certaines fonctions. Le principe du test est en général toujours le même. Ce qui est presque amusant ici est que le test est d’une simplicité déconcertante. Il s’agit de demander à boire. Qui aurait imaginé une demande aussi « bête » ? Il y a pourtant ici une grande leçon. D’abord, comme précise certains commentateurs, il s’agit de tester une forme de moralité. Pour cela, les gestes très simples du quotidien suffisent, et sont souvent très significatifs. Nul besoin de chercher plus loin. Puis, il faut chercher un élément fondamental. On aurait pu imaginer qu’il demande à la jeune fille (d’une manière ou d’une autre) si elle sait tenir une maison. Il considère qu’un acte de bonté exprime bien plus, qu’il est bien plus fondamental. Demander à quelqu’un s’il sait est moins intelligent que de demander s’il est capable d’apprendre. La recherche du progrès, du savoir-faire, occulte souvent les capacités plus profondes, et souvent plus importantes. Par exemple, une personne qui sait maîtriser sa propre colère sait peut-être mieux gérer une situation donnée, qu’un spécialiste de cette situation qui lui, ne maîtrise pas sa colère. Car dans certains cas, la colère fera perdre les moyens, et alors, le spécialiste sera en bien moins bonne posture que le non-spécialiste. Ainsi, certains tests actuels ne sont peut-être pas les meilleurs à appliquer, en tous cas, ils sont souvent insuffisants… </span></p>
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		<item>
		<title>Béhaalotékha : La grande aventure</title>
		<link>https://yechiva.com/behaalotekha-la-grande-aventure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 15:42:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaaloteha]]></category>
		<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer Bamidbar]]></category>
		<category><![CDATA[Béhaalotékha]]></category>
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					<description><![CDATA[C’est parti. Le peuple quitte le Sinaï pour le désert puis la terre de Kénaan. La nuée les guide. Moché les dirige. Le tabernacle est porté par les Léviim. Aharone le grand-prêtre est au milieu du peuple. La manne tombe à leur porte. Tout semble aller bien, et pourtant, les histoires commencent ! A la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr">C’est parti. Le peuple quitte le Sinaï pour le désert puis la terre de Kénaan. La nuée les guide. Moché les dirige. Le tabernacle est porté par les <em>Léviim</em>. Aharone le grand-prêtre est au milieu du peuple. La manne tombe à leur porte. Tout semble aller bien, et pourtant, les histoires commencent ! A la lecture de ce texte, chacun se pose la même question : qu’y a-t-il de meilleur que la situation de nos ancêtres dans le désert ? Alors pourquoi cela dégénère ? Et ce sont toujours les mêmes réponses : justement, parce que ça va bien, on en veut davantage et on se plaint – ou : tout le monde est sujet à la tentation, c’est la règle du monde, même quand tout va bien, D. met à l’épreuve – ou : plus le niveau est élevé, plus le risque de chuter est grand, la spiritualité puissante peut entrainer une erreur puissante. Tout cela est vrai. Mais on s’étonne toujours : que s’est-il donc passé ? N’est-on jamais à l’abri ? Si vraiment c’était automatique de chuter dès qu’on s’élève, il n’y aurait pas de grandes figures dans notre peuple. Effectivement, on ne chute pas automatiquement, on doit comprendre la chose suivante. D. a dit à Moché au buisson ardent, selon le midrach : Je vois la misère de mon peuple en Egypte, et Je vois qu’ils vont construire un veau d’or : fais-le sortir d’Egypte, malgré cela. Il faut comprendre que ce n’est pas un « tant pis ». C’est le contraire : quand on crée un élément nouveau, qui est censé se tourner vers la sainteté, il y a en même temps des forces qui veulent l’anéantir, ou simplement le détourner dans une direction moins sacrée. Dans ces conditions, il va falloir lutter. Encore mieux : c’est justement cette lutte qui permettra de trouver le meilleur chemin, qui dessinera la réussite. Sans cette lutte, on n’y arrivera probablement pas. Dire que le peuple est dans une très bonne situation au Sinaï ne signifie rien en soi, ce qui importe de savoir, c’est quels sont ses défis. Il faut savoir dans quelle perspective de lutte il se trouve. Il doit être prêt à affronter, sentir que la thora reçue est un moyen de se distinguer ou de s’opposer aux peuples qu’il rencontrerait. Il quitte le Sinaï, non pas dans un esprit guerrier, mais pour affirmer ses particularités, pour montrer ses croyances aux yeux de tous. C’est ne pas être dans cet esprit qui se transforme tout de suite en un motif de plaintes. </span></p>
<p><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr"><strong>Modeste et pas fier de l’être</strong> </span></p>
<p><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr">Moché est l’homme le plus modeste de son temps. C’est ce que dit le texte de la <em>paracha</em> quand son frère et sa sœur parle de lui, il ne réagit pas contre aux, au contraire, il prie pour eux. Mais cela apparait déjà dans l’histoire précédente. Yéhochoua, son élève lui demande de réagir face à des personnes touchées par l’esprit saint, qui « prophétisent » (il est trop long d’expliquer ici de quoi il s’agit).Car on ne peut laisser des personnes dans cet état d’élévation sans montrer qu’ils sont des disciples du maître, de Moché, et qu’ils ne prennent pas d’initiative personnelle (il semblait qu’ils prenaient justement une certaine indépendance vis-à-vis de Moché). Moché ne veut pas réagir et répond qu’il aimerait bien voir tout le peuple dans cet état d’élévation. Il n’est pas jaloux de sa place. Malgré tout ce qu’il est, et tout ce qu’il a fait, il est encore généreux. Mais la tradition est de dire le contraire. On ne dit pas : bien que Moché soit celui qui ait transmis la thora, il est resté modeste, mais il a transmis toute la thora parce qu’il est modeste. On ne peut pas accéder à certaines réalités spirituelles sans qualités morales. Nous ne sommes pas dans le monde de la connaissance pure. Certes il y a des savoirs, cela est incontournable. Mais le savoir est lié à une attitude, à des qualités morales. La personnalité forme un tout et on ne dissocie plus ses composantes. Celui qui ne comprend pas que savoir, sentiment, qualité, etc., forme un tout ne peut comprendre la thora. Si Moché a été choisi c’est qu’il saisissait que D. est au-delà de la connaissance, et que pour comprendre qu’on ne peut plus comprendre, ce n’est pas seulement l’appareil mental qui doit fonctionner au maximum mais surtout l’appareil moral. Une once d’orgueil peut détruire des sommes gigantesques de perceptions. Il ne s’agit pas seulement de comprendre des principes, de mémoriser des informations, de savoir appliquer des règles, d’analyser des situations, de saisir des nuances, etc. Il s’agit de sagesse divine, de comprendre que c’est D. Qui énonce les principes, qu’il y a des limites que D. impose (d’où notre modestie), que le monde existe parce que D. lui permet d’exister (c’est de la « modestie »), qu’Il le nourrit (c’est de la « générosité »), qu’Il peut sanctionner (d’où l’obligation de faire des efforts, et de se retenir), etc. La manière de créer le monde implique pour le comprendre d’adhérer à ces qualités. Si on ne les fait pas siennes, on ne peut pas comprendre. Pour la thora, tôt ou tard, les qualités (et les défauts) éclatent au grand jour quand on veut comprendre la création divine, et la thora divine. La puissance de sa modestie ouvre les portes de la compréhension. C’est la plus grande clé. </span></p>
<p><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr"><strong>Pour en finir avec des idées fausses</strong> </span></p>
<p><span class="B2EFF public-DraftStyleDefault-ltr">Qu’est-ce qu’un prophète ? Le sens de ce mot en français a toujours induit qu’il s’agit de prédire l’avenir. La vérité est, qu’en hébreu, un <em>navi</em>, ne désigne pas cela. La tradition est qu’un <em>navi</em>, est une personne qui jouit d’un dévoilement divin. (Ce genre de dévoilement n’existe pas aujourd’hui, il reviendra aux temps messianiques.) certes, le « prophète » peut éventuellement être missionné pour prédire l’avenir, mais ce n’est pas son rôle premier. D’abord parce qu’on devient <em>navi</em> pour soi-même, la priorité est de s’élever. C’est une progression personnelle spirituelle. Ce n’est pas dirigé vers les autres. Mais il se peut effectivement, qu’à un moment donné, D. désigne la personne comme jouant un rôle collectif. Le <em>navi</em> devient alors un « baromètre » du comportement, quelques fois même un dirigeant du peuple. Cette personne sera envoyée pour transmettre des messages divins à d’autres, individus ou collectivités. Cela ne concerne pas forcément l’avenir, mais plutôt le passé. Il s’agit de transmettre par exemple qu’on s’est mal conduit, ou qu’on s’est bien conduit, que D. n’est pas content ou que D. est satisfait. Le futur est une conséquence de ces éléments. Moché, en tant que Prophète, est d’abord envoyé pour demander que le peuple sorte d’Egypte, pour guider le peuple, pas pour dire que demain il y aura une plaie. Cela n’est qu’une conséquence. Le problème de ce genre d’erreur, d’imaginer qu’un <em>navi</em>, qu’un prophète, doit prédire, n’est pas seulement une erreur sur le sens d’un mot. C’est aussi imaginer des choses contraires à la tradition, comme si prédire pouvait être une fonction. La prédiction n’est pas un but en soi. Le but est d’être en contact avec D., qu’on connaisse ou non l’avenir. L’avantage du prophète est qu’il est clairvoyant, qu’il sait ce que D. « pense », et non qu’il a la puissance de savoir ce qui va se passer. Mais cette traduction fausse est attirante parce qu’elle reflète une tendance : l’homme a toujours voulu connaître le futur. D’abord pour faire disparaitre un sentiment d’insécurité, puis également pour se donner du pouvoir. Savoir est souvent synonyme de pouvoir. Notre tradition ne peut admettre cette tendance. D’abord par ce qu’il n’y aura jamais de savoir absolu entrainant une sécurité. Le but du <em>navi</em> est de responsabiliser et d’affirmer que la sécurité dépend des actions des hommes et des décisions de D., pas de la connaissance de l’avenir. La Bible regorge de ce genre d’avertissement : l’homme ne sait pas tout et doit surtout tenir compte de la volonté divine. Puis, la recherche de pouvoir est en soi un vice. La personne qui a un pouvoir est en vérité davantage responsable que les autres, et en plus, risque par son orgueil, de fauter en voulant prendre la place de D. Le pouvoir présente toujours un double risque. Le prophète biblique est bien loin de devenir une personne de pouvoir. Il s’en prend d’ailleurs souvent aux rois, au péril de sa vie. Ainsi, le but du prophète n’était pas de dévoiler l’inconnu, afin de permettre la réussite, au contraire. Quand il s’adresse aux hommes c’est pour leur dire qu’ils sont responsables devant D. et qu’il est dangereux de se donner trop de pouvoir.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La santé, une vraie S.A.R.L.</title>
		<link>https://yechiva.com/la-sante-une-vraie-s-a-r-l/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 15:42:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Roch Hachana]]></category>
		<category><![CDATA[La santé]]></category>
		<category><![CDATA[Rav Jaqui Ackermann]]></category>
		<category><![CDATA[une vraie S.A.R.L.]]></category>
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					<description><![CDATA[La réflexion que nous voudrions mener sur ce point concerne notre fragilité. Nous avons tendance à traiter notre santé plus que notre fragilité. C’est-à-dire que nous cherchons, en général, à maintenir notre bien-être, à compenser la maladie, sans réaliser forcément que nous sommes dans un corps qui est par essence limité et vulnérable, sujet à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La réflexion que nous voudrions mener sur ce point concerne notre fragilité. Nous avons tendance à traiter notre santé plus que notre fragilité. C’est-à-dire que nous cherchons, en général, à maintenir notre bien-être, à compenser la maladie, sans réaliser forcément que nous sommes dans un corps qui est par essence limité et vulnérable, sujet à agression, en situation de risques. Nous faisons notre vie sur terre jusqu’à 120 ans (au moins !), dans des conditions telles, qu’il est difficilement envisageable que notre santé ne soit pas une fois diminuée ou atteinte, à moins d’une protection divine particulière. Il ne s’agit pas de noircir le tableau ou d’être mauvais prophète, mais plutôt d’adopter a priori un comportement responsable qui tient compte de ce fait. Voilà, nous sommes fragiles et limités. Que peut-on dire ou faire de nos limites, à part le fait de s’en lamenter ?</p>
<p>Il existe plusieurs approches de nos limites. Nous choisirons la suivante.</p>
<p>Prenons un exemple. Que penseriez-vous d’un sixième doigt ? Laissons de côté l’aspect esthétique et pensons au piano ou au clavier d’ordinateur. Ne serait-ce pas une révolution musicale ou informatique ? Vous me direz que nous sommes dans l’habitude et que nous n’y pensons donc jamais. Nous nous permettons de penser qu’il existe des réflexions, au niveau du piano ou de l’ordinateur, qui sont nées parce que nous n’avons que cinq doigts et qu’il fallait compenser ce manque de sixième doigt. Nous voulons en venir à cette conclusion. Toute limite appelle une réflexion sur les moyens de dépasser cette limite dans certaines situations. Il est facile d’expérimenter le fait que lorsqu’on se sent dépassé, on se découvre quelques fois des nouvelles capacités d’aborder la réalité autrement. En terme « spirituel », toute limite physique indique clairement qu’au-delà, il existe un monde spirituel. C’est l’exemple, entre autres, du shabbat venant après les six jours. La création divine n’a pas limité ce monde physique pour faire disparaître l’infini. Cela l’a simplement caché. On peut concevoir une réalité différente dès qu’on arrive au bout de celle qu’on vit. On peut même prétendre que, dès qu’on se sent limité d’une manière ou d’une autre, on est sensé découvrir un autre horizon de profondeur. Car l’être humain a en lui une dimension infinie qui doit lui permettre d’aller vers une proximité toujours plus forte avec D. A condition que l’homme s’y prenne honnêtement.</p>
<p>La santé est une des limites qui nous est imposée à notre création. Ses limites peuvent ou doivent faire penser à l’infini de l’âme. Plus notre fragilité est consciente et nous prenons acte de nos limites, plus nous irons chercher le côté infini de notre intérieur</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chela’h lekha, perspective</title>
		<link>https://yechiva.com/chelah-lekha-perspective/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 03:13:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chlah]]></category>
		<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer Bamidbar]]></category>
		<category><![CDATA[Chelah Lekha]]></category>
		<category><![CDATA[perspective]]></category>
		<category><![CDATA[Rav Jaqui Ackermann]]></category>
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					<description><![CDATA[La colère de D. s’enflamme après la fameuse « faute des explorateurs » et menace le peuple. L’intervention de Moché auprès de D., d’après les commentateurs, est la suivante. Il ne s’agit pas de faire disparaître complètement la décision divine mais de l’atténuer. Pratiquement, le peuple n’est pas condamné à la destruction immédiate. La disparition [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div data-breakout="normal">
<p id="viewer-5o6k9" class="-mxsf _18nDN _3Aqk9 _26Cw2" dir="auto"><span class="_2hSFO">La colère de D. s’enflamme après la fameuse « faute des explorateurs » et menace le peuple. L’intervention de Moché auprès de D., d’après les commentateurs, est la suivante. Il ne s’agit pas de faire disparaître complètement la décision divine mais de l’atténuer. Pratiquement, le peuple n’est pas condamné à la destruction immédiate. La disparition de la génération est maintenue, mais cela prendra 38 ans, en plus des deux ans écoulés depuis la sortie d’Egypte. La sanction sera donc de 40 ans d’errance dans le désert en tout. Moché invoque la « grandeur » divine. La « grandeur » est traditionnellement rattachée à la notion de « hésséd », de générosité. Le « hésséd » est le don gratuit, la générosité qui n’appelle pas à un retour. Est littéralement « ‘hassid », celui qui va au-delà de ce qui lui est demandé, sans aucun calcul, sans recherche de rémunération. </span></p>
</div>
<div data-breakout="normal">
<p id="viewer-3qrvo" class="-mxsf _18nDN _3Aqk9 _26Cw2" dir="auto"><span class="_2hSFO">Voilà le résultat, donc, de la générosité divine : 40 ans dans le désert. </span></p>
</div>
<div data-breakout="normal">
<p id="viewer-fcelr" class="-mxsf _18nDN _3Aqk9 _26Cw2" dir="auto"><span class="_2hSFO">Celui qui considère le résultat de la décision divine, sans observer tout le contexte s’étonnera, trouvera scandaleux, le fait de passer 40 ans à « tourner dans le désert ». Mais celui qui sait ce qui s’est passé entre D. et le peuple, celui qui a entendu et cru les prophètes, comprend que cela est d’une générosité exceptionnelle. </span></p>
</div>
<div data-breakout="normal">
<p id="viewer-71cpi" class="-mxsf _18nDN _3Aqk9 _26Cw2" dir="auto"><span class="_2hSFO">A l’inverse, lorsque le peuple fait marche arrière, et finalement veut partir pour la terre, Moché les arrête. Il leur dit que c’est trop tard. D. s’est engagé à les maintenir dans le désert. D. ne les aidera plus, il ne faut pas aller guerroyer. Cela ne fonctionnera pas. Et c’est ce qui se passe : ils se font battre par les ennemis. </span></p>
</div>
<div data-breakout="normal">
<p id="viewer-9s73g" class="-mxsf _18nDN _3Aqk9 _26Cw2" dir="auto"><span class="_2hSFO">Le lecteur croyant de la bible, apprend à regarder en permanence la réalité dans une perspective : ce qui se passe, ce qui aurait dû se passer, ce qui se passe en bas, ce qui se passe en -haut, ce qui s’est passé hier, ce qui se passera demain, etc. Il est impossible pour un prophète de regarder la réalité sans le prisme d’une réalité qui dépasse le visible. Cela semble simple, mais cela est très exigeant. </span></p>
</div>
<div data-breakout="normal">
<p id="viewer-38uqg" class="-mxsf _18nDN _3Aqk9 _26Cw2" dir="auto"><span class="_2hSFO">C’est un des messages du tsitsith à la fin de la paracha. Le voir rappelle les commandements. Nous ne savons pas exactement comment cela fonctionne, c’est un cadeau divin. Celui qui regarde ces fils, qui respecte cet ordre, est aidé par la vision de ces fils, et en particulier de ce fameux fil bleu. Cela crée rappel. Cela permet de ne pas voir ce qui se présente sans penser à autre chose, sans avoir une autre vision de la réalité. </span></p>
</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Parachat Vaye’hi – La paix</title>
		<link>https://yechiva.com/parachat-vayehi-la-paix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Jun 2025 03:01:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer Béréchit]]></category>
		<category><![CDATA[Vaye’hi]]></category>
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					<description><![CDATA[Dès l’annonce que Yaakov est malade, Yossef va le voir avec ses deux fils. Notre paracha cite les bénédictions adressées par Yaakov à ses douze fils, à la fin de sa vie. Dès l’annonce que Yaakov est malade, Yossef va le voir avec ses deux fils. A ce moment là, Yaakov bénit Yossef et ses [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dès l’annonce que Yaakov est malade, Yossef va le voir avec ses deux fils. Notre paracha cite les bénédictions adressées par Yaakov à ses douze fils, à la fin de sa vie.</p>
<p>Dès l’annonce que Yaakov est malade, Yossef va le voir avec ses deux fils. A ce moment là, Yaakov bénit Yossef et ses fils. Puis Yaakov va bénir Yossef avec tous les autres enfants.</p>
<p>On peut se demander pourquoi Yossef est béni deux fois.</p>
<p>La première fois que Yossef est béni, Yaakov dit auparavant : Ephraïm et Menaché sont pour moi comme Réouven, et Chim’on. Et après cela il bénit Yossef à travers ses fils puisqu’on ne parle que d’eux.<br />
On peut donc dire que Yossef est béni d’abord indirectement, puis plus tard directement avec tous ses frères. Mais cela ne résout pas la question car si Yossef est remplacé par ses deux fils, il suffirait de les bénir eux deux, et on n’aurait plus besoin de bénir Yossef par la suite. On voit qu’il est tout de même béni plus tard, donc nous restons avec cette question de cette double bénédiction.</p>
<p>Yaakov déclare que les deux fils de Yossef sont considérés comme ses propres fils. La Guemara Horayot 6b enseigne que ce n’est pas un changement total : la tribu de Yossef existe encore. Par exemple, nous savons que sur le ‘hochen (le pectoral) du Cohen Gadol, il y avait douze pierres précieuses, une pour chaque tribu. Et c’est le nom de Yossef qui y figure, pas celui de Menaché et Ephraïm. C’est seulement dans le partage d’Erets Israël qu’il y aura deux parts de terrain : une pour Ephraïm et une pour Menaché. La Guemara conclut que Yaakov, lorsqu’il annonce que Menaché et Ephaïm seront comme ses fils, ne parle que d’héritage.</p>
<p>Un verset de Divré Hayamim I (chapitre V, verset 1) déclare que le droit d’aînesse a été retiré à Réouven à cause de sa faute (lorsqu’il a retiré les affaires de son père de la tente de Bilha pour les mettre dans la tente de sa mère Léa), et a été octroyé à Yossef. Selon la Guemara, Yossef a reçu deux parts de terrains en Erets Israël, car il a un statut d’aîné, qui lui donne droit à une double part. Mais cela n’explique pas pourquoi il fallait dire que Ephraïm et Menaché soient comme Réouven et Chim’on. Yaakov aurait pu simplement dire que Yossef bénéficie de deux parts, sans créer deux nouvelles tribus.</p>
<p>On peut répondre de la manière suivante, en s’inspirant de plusieurs commentateurs (notamment les Réchimot du Pa’had Yits’hak, Soukot).</p>
<p>Si Yaakov voit ses petits-fils comme ses propres fils, c’est que Yossef a si bien imité son père que ses fils se confondent avec lui même. Les ‘Hakhamim disent que l’on peut parfois considérer ses petits-fils comme ses fils. C’est ce qui se passe effectivement ici. En d’autres termes, le fait de changer de génération ne change pas la transmission et l’éducation. Yossef a intégralement transmis l’héritage de Yaakov à ses propres fils. C’est là que réside une des forces de Yossef. Le texte dit clairement que bénir les fils de Yossef, c’est comme bénir Yossef lui-même : il y a identité entre les générations. Non pas que Yossef n’existe pas, mais Yossef préserve totalement l’héritage des Avot.</p>
<p>Nous avons hérité des Avot des qualités qui sont en nous, et aussi Erets Israël. Et quand il s’agit de l’héritage des Avot, alors Yossef nous montre sa force, et ses fils sont comme des fils directs de Yaakov. C’est pour cela qu’ils sont comme deux tribus.</p>
<p>On peut alors expliquer pourquoi Yossef a été béni deux fois.</p>
<p>Lorsque l’on bénit quelqu’un, on lui souhaite de développer tout le bien qui est en lui. Chacun des fils de Yaakov a des qualités particulières, et Yaakov s’adresse à chacun pour le bénir. Mais Yossef a une qualité qui n’a pas d’égal parmi ses frères et c’est pour cela qu’il est nécessaire de le bénir à part. Yaakov s’adresse à lui par rapport à cette force particulière : le fait que la distance de générations n’altère pas ce que les Avot nous ont transmis. Pour cette qualité là, Yaakov bénit Yossef en bénissant ses enfants. Et il lui souhaite que cette bénédiction soit celle utilisée par tous les Juifs pour bénir leurs enfants. Car cette qualité de Yossef est nécessaire à tous. Nous souhaitons tous en hériter.</p>
<p>La capacité de transmettre intégralement sa tradition implique également une autre qualité. Tous les éléments positifs qu’une personne reçoit ou acquiert vivent en son sein. Mais il peut arriver qu’un des éléments bouscule ou gêne un autre. Toutes les qualités de l’être ne peuvent pas forcément s’exprimer chacune en son temps, en gardant chacune sa place. Ce que la tradition appelle « chalom », c’est cette faculté de laisser chaque point positif, que cela soit dans la personnalité, dans la famille, dans la société… s’exprimer pleinement, sans jamais s’altérer ou altérer autre chose. C’est pourquoi chalom est proche de chalém (= entier). On comprend aisément pourquoi nos Sages disent que le chalom est le seul réceptacle adapté aux bénédictions. Car sans lui, les bénédictions se retrouvent limitées. Et on peut aussi comprendre pourquoi c’est l’objet de la dernière bénédiction de la ‘amida. La paix, pour les hommes, est souvent synonyme de compromis, de laisser-faire, de silences, cela s’apparente plus à une forme de pacification qu’à une vraie paix.</p>
<p>Le chalom est ainsi une des qualités de Yossef qui sait donner à chacun sa juste place, qui sait préserver la richesse d’un patrimoine spirituel, qui sait transmettre sans oublier.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Parashat Mishpatim. Il ne fallait pas partir ! par Rav Jacki Ackerman.</title>
		<link>https://yechiva.com/parashat-mishpatim-il-ne-fallait-pas-partir-par-rav-jacki-ackerman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 11:49:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Michpatim]]></category>
		<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer Chémot]]></category>
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					<description><![CDATA[&#160; &#160; &#160; &#160; Il ne fallait pas&#160;partir …. ! &#160; Je suis parti, il pleuvait, j’ai glissé et me suis bien «&#160;abimé&#160;» …. Réaction&#160;énergique : eh bien, il ne fallait pas partir&#160;! Combien de fois entendons-nous ce genre de dialogue&#160;? Et vient ensuite la réplique, sur le même ton&#160;: on ne peut pas vivre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il ne fallait pas&nbsp;partir …. !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je suis parti, il pleuvait, j’ai glissé et me suis bien «&nbsp;abimé&nbsp;» …. Réaction&nbsp;énergique : eh bien, il ne fallait pas partir&nbsp;!</p>
<p>Combien de fois entendons-nous ce genre de dialogue&nbsp;? Et vient ensuite la réplique, sur le même ton&nbsp;: on ne peut pas vivre enfermé parce qu’il y a quelques gouttes&nbsp;!</p>
<p>Qui a raison&nbsp;? On ne le saura jamais. Et de toutes façons, diront les fatalistes, un enfant n’apprend jamais à marcher sans «&nbsp;se casser la figure&nbsp;»….</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quand on se dit que, si Moché n’était pas monté chercher les Tables de la Loi en haut du Sinaï, jamais il ne les aurait cassées… (en tous cas il y aurait eu beaucoup moins de chance que cela arrive)&nbsp;! D. aurait pu parler à Moché dans sa tente personnelle, comme cela s’est passé plus tard. Il y a de grandes chances que, si Moché était resté dans sa tente, on aurait été moins tenté de l’imaginer mort ou disparu. Alors pourquoi l’avoir obligé à quitter le camp&nbsp;? Pourquoi D. ne les a pas fait descendre, ces Tables, ce n’était pas si compliqué&nbsp;!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Moché est monté sur la montagne également pour une autre raison : apprendre la thora. Il aurait pu le faire dans sa tente. Elle aurait très bien pu s’envelopper de nuées, comme le mont&nbsp;!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On dit dans le célèbre texte&nbsp;: Moché reçut la thora du Sinaï (début des Pirké Avoth). C’est presque un slogan. La thora n’arrive pas dans sa tente, il est allé la chercher au Sinaï. Le Maharal (dans son commentaire) dit&nbsp;: on ne peut pas affirmer que&nbsp;: «&nbsp;Moché a reçu la thora de D&nbsp;». Cela aurait laissé penser que Moché avait une position par rapport à D., telle que celle que Yéhochoua avait par rapport à Moché, une position d’élève intime, que personne d’autre ne pouvait avoir. Or, explique le Maharal, le Sinaï représente le fait que Moché, qui reçoit la thora de D., ne peut se considérer comme l’élève particulier de D., la distance est trop importante pour se dire «&nbsp;l’élève&nbsp;». Il existe une réalité intermédiaire, représentée par le Sinaï qui exprime que le maître, D., et l’élève, Moché, n’ont pas de lien qui ne pourrait se reproduire ailleurs. Il est impensable d’imaginer qu’un jour, un homme puisse devenir élève de D. plus qu’un autre. Nos Sages disent bien qu’Ezra aurait pu prendre, s’il l’avait fallu, la place de Moché pour recevoir la thora. Et cela n’enlève en rien le mérite de Moché. Le Sinaï représente ainsi la possibilité extraordinaire laissée aux hommes d’accéder à la thora. Et personne n’a de prérogatives là-dessus, même si à ce moment, seul Moché en a eu la puissance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Recevoir la thora est une affaire de contact avec D., Qui veut parler à l’homme. L’homme de contact, c’est Moché. Non seulement il est impossible de contourner ce contact avec D.&nbsp;mais on peut dire qu’il fait partie de l’élément «&nbsp;thora&nbsp;». Ce n’est pas un moyen, c’est de la thora. Un peu comme rentrer dans l’eau pour apprendre à nager&nbsp;: on ne nage pas encore mais on sent déjà que dans l’eau, on ne se meut pas comme sur la terre.&nbsp; Le contact familier avec l’élément «&nbsp;eau&nbsp;» fait partie de la natation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si la thora exige ce cadre du Sinaï, et qu’elle est, par principe, une affaire de contact, elle&nbsp; ne se reçoit pas chez soi, dans sa maison. D. est descendu sur le Sinaï, et le peuple est allé vers le Sinaï. C’est le «&nbsp;lieu de rencontre&nbsp;». Le mouvement que Moché a réalisé en montant est le mouvement que le peuple tout entier réalise à travers la personne de Moché. On va chercher la thora, au Sinaï, en ce cadre qui permet l’intégration de cet élément divin. Moché est l’homme qui crée le contact avec D., et donc avec Sa thora. Ce que réalise Moché est censé être intégré par tout le peuple. C’est même le peuple qui l’envoie&nbsp;: «&nbsp;parle, toi, et nous écouterons, que D. ne nous parle pas directement….&nbsp;» (Exode 20,16)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par ailleurs, Moché est allé chercher les Tables. Cela semble être une deuxième action&nbsp;: en dehors d’apprendre la thora, il fallait récupérer ces «&nbsp;pierres taillées&nbsp;». Mais cela peut être compris comme un ensemble. Ces Tables sont, entre autres, un véritable «&nbsp;don&nbsp;», la concrétisation physique de la thora qui est passée d’En-haut vers En bas. C’est ahurissant d’imaginer qu’on puisse concrétiser une réalité spirituelle à ce point. C’est néanmoins ce qui ressort des textes. Quand Moché apprend cette thora à transmettre, cela se concrétise en parallèle, physiquement, par ces Tables. Elles représentent le passage, le lien entre le Haut et le Bas, dans le monde des objets, comme Moché représente le lien entre D. et le monde des hommes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment imaginer alors que Moché ne s’absente pas&nbsp;? Comment imaginer qu’on puisse apprendre à nager en restant sur terre, sans rentrer dans l’eau&nbsp;? L’existence implique qu’on se jette à l’eau, qu’on admette des réalités qui nous concernent, vers lesquelles nous allons, parce que nous y croyons, même s’il y a un sentiment d’absence de soi-même. Mais ce n’est pas s’absenter si c’est un contact qui se réalise&nbsp;: nous sommes toujours là, mais en lien avec notre objet de recherche. Si Moché n’était pas parti, on n’aurait peut-être pas eu le veau d’or, mais on n’aurait pas eu la thora non plus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La faute a été d’imaginer qu’il était parti, sans garder de contact avec nous. Comme s’il était possible de chercher un contact avec D. en perdant de soi-même, en s’absentant de son être propre. C’est là que commence une forme d’idolâtrie&nbsp;: imaginer une coupure. L’effigie idolâtre signifie que ce contact n’est pas en moi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelle personne intelligente contemple longuement la photo de sa femme (ou de son mari) si sa femme (ou son mari) est en face de lui&nbsp;?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il n’y a pas de thora sans lien avec le Sinaï. Apprendre avec un père ou un maître, c’est être en contact avec le Sinaï. Les contacts entre les générations jusqu’au Sinaï, avec D., sont intégrés dans l’étude.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ki tissa – La brisure des lou’hoth</title>
		<link>https://yechiva.com/ki-tissa-la-brisure-des-louhoth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 04:32:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ki Tissa]]></category>
		<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer Chémot]]></category>
		<category><![CDATA[Ki tissa]]></category>
		<category><![CDATA[La brisure des lou’hoth]]></category>
		<category><![CDATA[Rav Jaqui Ackermann]]></category>
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					<description><![CDATA[Il ne fallait pas partir …. ! Je suis parti, il pleuvait, j’ai glissé et me suis blessé …. Réaction énergique des auditeurs : eh bien, il ne fallait pas partir ! Combien de fois entendons-nous ce genre de dialogue ? Et vient ensuite la réplique, sur le même ton : on ne peut pas [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div data-breakout="normal">
<p id="viewer-cgsl3" class="qLu9J fi-3d xFXGd _6-rbz nL1m6"><span class="tLgi0">Il ne fallait pas partir …. !</span></p>
</div>
<div data-hook="rcv-block2">
<p id="viewer-e98k5" class="qLu9J fi-3d xFXGd _6-rbz nL1m6"><span class="tLgi0">Je suis parti, il pleuvait, j’ai glissé et me suis blessé …. Réaction énergique des auditeurs : eh bien, il ne fallait pas partir ! </span></p>
</div>
<div data-hook="rcv-block3">
<p id="viewer-5h4ro" class="qLu9J fi-3d xFXGd _6-rbz nL1m6"><span class="tLgi0">Combien de fois entendons-nous ce genre de dialogue ? Et vient ensuite la réplique, sur le même ton : on ne peut pas vivre enfermé parce qu’il y a quelques gouttes ! </span></p>
</div>
<div data-hook="rcv-block4">
<p id="viewer-2k6n" class="qLu9J fi-3d xFXGd _6-rbz nL1m6"><span class="tLgi0">Qui a raison ? On ne le saura jamais. Et de toutes façons, diront les fatalistes, un enfant n’apprend jamais à marcher sans tomber plusieurs fois.</span></p>
</div>
<div data-hook="rcv-block5"><span class="tLgi0">Quand on se dit que, si Moché n’était pas monté chercher les Tables de la Loi en haut du Sinaï, jamais il ne les aurait jamais cassées ! (En tous cas il y aurait eu beaucoup moins de chance que cela arrive…) D. aurait pu parler à Moché dans sa tente personnelle, comme cela s’est passé plus tard. Il y a de grandes chances que, si Moché était resté dans sa tente, on aurait été moins tenté de l’imaginer mort ou disparu. Alors pourquoi l’avoir obligé à quitter le camp ? Pourquoi D. ne les a pas faites descendre, ces Tables, ce n’était pas si compliqué ! </span></div>
<div data-hook="rcv-block7"></div>
<div data-breakout="normal">
<div id="viewer-5of11" class="qLu9J fi-3d xFXGd nL1m6"><span class="tLgi0">Moché est monté sur la montagne également pour une autre raison : apprendre la thora. Il aurait pu le faire dans sa tente. Elle aurait très bien pu s’envelopper de nuées, comme le mont !</span></div>
</div>
<div data-hook="rcv-block9">
<p id="viewer-entsg" class="qLu9J fi-3d xFXGd _6-rbz nL1m6"><span class="tLgi0">On dit dans le célèbre texte : Moché reçut la thora du Sinaï (début des Pirké Avoth). C’est presque un slogan. La thora n’arrive pas dans sa tente, il est allé la chercher au Sinaï. Le Maharal (dans son commentaire) dit : on ne peut pas affirmer que : « Moché a reçu la thora de D ». Cela aurait laissé penser que Moché avait une position par rapport à D., telle que celle que Yéhochoua avait par rapport à Moché, une position d’élève intime, que personne d’autre ne pouvait avoir. Or, explique le Maharal, le Sinaï représente le fait que Moché, qui reçoit la thora de D., ne peut se considérer comme l’élève particulier de D., la distance est trop importante pour se dire « l’élève ». Il existe une réalité intermédiaire, représentée par le Sinaï qui exprime que le maître, D., et l’élève, Moché, n’ont pas de lien qui pourrait se reproduire ailleurs. Il est impensable d’imaginer qu’un jour, un homme puisse devenir élève de D. plus qu’un autre. Nos Sages disent bien qu’Ezra aurait pu prendre, s’il l’avait fallu, la place de Moché pour recevoir la thora. Et cela n’enlève en rien le mérite de Moché. Le Sinaï représente ainsi la possibilité extraordinaire laissée aux hommes d’accéder à la thora. Et personne n’a de prérogatives là-dessus, même si à ce moment, seul Moché en a eu la puissance.</span></p>
<p class="qLu9J fi-3d xFXGd _6-rbz nL1m6"><span class="tLgi0">Recevoir la thora est une affaire de contact avec D., Qui veut parler à l’homme. L’homme de contact, c’est Moché. Non seulement il est impossible de contourner ce contact avec D. mais on peut dire qu’il fait partie de l’élément « thora ». Ce n’est pas un moyen, c’est de la thora. Un peu comme rentrer dans l’eau pour apprendre à nager : on ne nage pas encore mais on sent déjà que dans l’eau, on ne se meut pas comme sur la terre. Le contact familier avec l’élément « eau » fait partie de la natation.</span></p>
</div>
<div data-hook="rcv-block12">
<p id="viewer-3nuio" class="qLu9J fi-3d xFXGd _6-rbz nL1m6"><span class="tLgi0">Si la thora exige ce cadre du Sinaï, et qu’elle est, par principe, une affaire de contact, elle ne se reçoit pas chez soi, dans sa maison. D. est descendu sur le Sinaï, et le peuple est allé vers le Sinaï. C’est le « lieu de rencontre ». Le mouvement que Moché a réalisé en montant est le mouvement que le peuple tout entier réalise à travers la personne de Moché. On va chercher la thora, au Sinaï, en ce cadre qui permet l’intégration de cet élément divin. Moché est l’homme qui crée le contact avec D., et donc avec Sa thora. Ce que réalise Moché est censé être intégré par tout le peuple. C’est même le peuple qui l’envoie : « parle, toi, et nous écouterons, que D. ne nous parle pas directement…. » (Exode 20,16)</span></p>
</div>
<div data-hook="rcv-block13">
<p id="viewer-1bq5t" class="qLu9J fi-3d xFXGd _6-rbz nL1m6"><span class="tLgi0">Par ailleurs, Moché est allé chercher les Tables. Cela semble être une deuxième action : en dehors d’apprendre la thora, il fallait récupérer ces « pierres taillées ». Mais cela peut être compris comme un ensemble. Ces Tables sont, entre autres, un véritable « don », la concrétisation physique de la thora qui est passée d’En-haut vers En bas. C’est ahurissant d’imaginer qu’on puisse concrétiser une réalité spirituelle à ce point. C’est néanmoins ce qui ressort des textes. Quand Moché apprend cette thora à transmettre, cela se concrétise en parallèle, physiquement, par ces Tables. Elles représentent le passage, le lien entre le Haut et le Bas, dans le monde des objets, comme Moché représente le lien entre D. et le monde des hommes.</span></p>
</div>
<div data-hook="rcv-block14"><span class="tLgi0">Comment imaginer alors que Moché ne s’absente pas ? Comment imaginer qu’on puisse apprendre à nager en restant sur terre, sans rentrer dans l’eau ? L’existence implique qu’on se jette à l’eau, qu’on admette des réalités qui nous concernent, vers lesquelles nous allons, parce que nous y croyons, même s’il y a un sentiment d’absence de soi-même. Mais ce n’est pas s’absenter si c’est un contact qui se réalise : nous sommes toujours là, mais en lien avec notre objet de recherche. Si Moché n’était pas parti, on n’aurait peut-être pas eu le veau d’or, mais on n’aurait pas eu la thora non plus. </span></div>
<div data-hook="rcv-block16">
<p id="viewer-8vp4" class="qLu9J fi-3d xFXGd _6-rbz nL1m6"><span class="tLgi0">La faute a été d’imaginer qu’il était parti, sans garder de contact avec nous. Comme s’il était possible de chercher un contact avec D. en perdant de soi-même, en s’absentant de son être propre. C’est là que commence une forme d’idolâtrie : imaginer une coupure. L’effigie idolâtre signifie que ce contact n’est pas en moi. </span></p>
</div>
<div data-hook="rcv-block17"><span class="tLgi0">Quelle personne intelligente contemple longuement la photo de sa femme (ou de son mari) si sa femme (ou son mari) est en face de lui ?</span></div>
<div data-hook="rcv-block19">
<p id="viewer-ciq7k" class="qLu9J fi-3d xFXGd _6-rbz nL1m6"><span class="tLgi0">Il n’y a pas de thora sans lien avec le Sinaï. Apprendre avec un père ou un maître, c’est être en contact avec le Sinaï. Les contacts entre les générations jusqu’au Sinaï, avec D., sont intégrés dans l’étude.</span></p>
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		<title>Le Cohen et le Sorcier</title>
		<link>https://yechiva.com/le-cohen-et-le-sorcier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 May 2025 02:17:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Emor]]></category>
		<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer Vayiqra]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a un lien entre le début de notre paracha et la fin de la paracha précédente, Kédochim. Le début d’Emor aborde les lois des cohanim et en particulier ce qu’il ne peuvent pas faire parce qu’il sont des êtres saints et consacrés au service de D. La fin de Kédochim énonce la grave [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un lien entre le début de notre paracha et la fin de la paracha précédente, Kédochim.<br />
Le début d’Emor aborde les lois des cohanim et en particulier ce qu’il ne peuvent pas faire parce qu’il sont des êtres saints et consacrés au service de D.<br />
La fin de Kédochim énonce la grave sanction de personnes pratiquant certaines sorcelleries, en particulier une forme de nécromancie et d’appel aux esprits.</p>
<p>Le midrach dit que le peuple juif, jouissant de prêtres pouvant rentrer en contact avec D., n’a pas de raison de se rapprocher de ces médiums. Nous possédons les « ourim vétoumim ». Ceci consiste en un parchemin sur lequel était inscrit un nom divin, et qui est introduit dans le pectoral du grand prêtre. Les « ourim vétoumim » (sans rentrer dans le détail de leur fonctionnement) étaient le moyen que possédait le grand prêtre pour obtenir une réponse de D. à une question provenant des responsables du peuple. Nous n’avons donc pas besoin et ne devons pas faire appel aux sorciers.<br />
Nous pourrions objecter que cette consultation ne s’adresse qu’au grand prêtre, que cela n’est autorisé qu’aux grands du peuple, alors que n’importe qui peut voir un sorcier pour n’importe quoi. Néanmoins, la leçon n’en est pas moins vraie : le peuple juif a des moyens de s’adresser à D., que ce soit par les « ourim vétoumim », par l’intermédiaire des prophètes ou d’autres personnages doués de ce contact direct.</p>
<p>Un fait historique illustre cette relation. Le roi Chaoul, roi considéré par ailleurs comme un tsadik (un juste), a consulté une nécromancienne à la fin de sa vie. Le texte le lui reproche : il aurait dû consulter D. à travers les « ourim vétoumim » du grand prêtre.</p>
<p>Et le midrach approfondit cet épisode pour terminer sur une autre aventure de Chaoul. Ce dernier poursuivait David. Chaoul considérait David comme un ennemi public visant à prendre la couronne. David avait trouvé refuge à un moment dans la ville de Nov, entièrement peuplée de cohanim. Suite à une délation, Chaoul accuse les habitants de Nov de trahison et les fait tous mourir. C’est là aussi une des fautes de Chaoul. La boucle semble bouclée : Chaoul se retrouve « acculé » par le début de notre paracha qui traite des cohanim, comme il l’est par la fin de la paracha précédente qui traite des sorciers.</p>
<p>C’est joli, mais cela semble être un pur concours de circonstance : Chaoul a commis ces deux fautes à un certain temps de distance. Il y a certes une relation de cause à effet : à cause de la tuerie de Nov, D. n’a pas répondu à Chaoul par les « ourim vétoumim », et il s’est vu alors contraint de consulter la nécromancienne. Une faute en entraîne une autre ! Mais le midrach semble faire un lien plus fort entre ces deux fautes par le fait que la Thora rapproche ces deux thèmes.</p>
<p>Une des différences entre l’homme et l’animal est qu’un être humain (en général) ne supporte pas la routine. Il y a en l’homme une force qui le pousse vers l’avant, à chercher de nouveaux défis, à se laisser impressionner, voire attirer, par la nouveauté. Une force qui le rend insatisfait des gains d’hier, par rapport à ce qu’il pourrait gagner aujourd’hui. Une recherche qui le pousse à de nouvelles sensations, de nouveaux plaisirs, de nouveaux pouvoirs, de nouvelles connaissances, des nouveaux mondes.<br />
Pour nous, le peuple juif croyant en la dimension supérieure de l’homme, cela peut-être interprété (en partie) par le côté spirituel de l’être humain, qui ne tient pas en place dans une coquille de matière, et qui en est tout à fait insatisfait. Cette force spirituelle cherche à aller toujours plus haut.[[Voir Pa’had Yits’hak, Pessa’h, à propos du Midrach : l’âme ne se « remplit » pas, ne se suffit pas des apports terrestres, car elle vient d’En-haut]]</p>
<p>Nous pourrions formuler ceci en disant que l’homme cherche à aller au-delà de lui-même.<br />
Les sorciers en étaient des spécialistes : ils ouvraient le champ de l’action humaine au domaine surnaturel, et le champ de l’information aux données venant des esprits de l’au-delà.</p>
<p>La Thora considère que cette ouverture éloigne de D., c’est un dépassement de soi dans le mauvais sens. L’homme est en droit, et peut-être il doit, de s’investir pour un devenir supérieur. Mais tous les moyens ne sont pas équivalents. Là aussi D. a laissé l’être humain libre. Il peut chercher les moyens de se rapprocher du Créateur. Et il peut s’arrêter aux créatures. Il peut utiliser des moyens qui fonctionnent relativement bien sans faire appel à D., parce qu’il ne veut pas se soumettre totalement au Créateur. Nous croyons que toutes les forces liées aux pratiques de sorcelleries ne se relient pas à D. c’est pour cela qu’elles sont dangereuses, même si elles peuvent être efficaces.</p>
<p>Il existe donc un autre moyen de progresser que ces appels aux esprits. Les Cohanim le symbolisent. Ce sont des hommes qui se distinguent du peuple parce qu’ils sont assignés à être en contact avec le Créateur. Ces hommes sont censés baigner dans une certaine kédoucha. Sans définir rigoureusement ce terme, on peut dire que la kédoucha est ce moyen de transformer des actes quotidiens en des actions qui portent l’homme en avant. C’est une dimension qui l’élève toujours plus par rapport à ce qu’il était, et surtout qui pourra satisfaire ses aspirations intérieures.</p>
<p>Parce que les comportements que préconise la kédoucha garantissent un rapprochement à D., les cohanim ont une certaine kédoucha de naissance différente des autres juifs. Mais ces autres juifs ont aussi un devoir de kédoucha exprimé globalement (<em>« vous serez saints »</em>) et réalisable par certains comportements[[Voir les commentaires sur le verset cité]]. Progresser incombe à tous, et les cohanim servent de repère. Nos maîtres prennent souvent comme référence les actes des cohanim pour exprimer que l’homme dont ils parlent se comporte selon la dimension de la kédoucha.<br />
Par exemple, ils disent que la consommation d’aliments du talmid ‘ha’ham, est comparable à une consommation de sacrifices. On pourrait alors dire : tu veux voir ce qu’est manger dans la kédoucha ? Va voir les cohanim manger un morceau de sacrifice. Tu veux savoir comment on s’habille de kédoucha ? Va observer la vestimentation des cohanim au Temple. Tu veux savoir comment on se prépare à une mitsva ? Va voir les cohanim se préparer à leur service au Temple.</p>
<p>Il semble que le midrach veuille montrer, à travers l’exemple de Chaoul, que le rapprochement avec une pratique nécromancienne ne se fait pas tout seul. Cela est lié à une certaine réalité de la kédoucha. Le fait d’éliminer les cohanim, même si cela est justifié suite à une trahison, crée un manque d’exemple de kédoucha, et crée alors une disposition à se tourner vers ailleurs. Lorsque l’exemple de personnes qui ouvrent les champs de l’élévation, qui vivent l’aller-retour au Temple, qui consomment des sacrifices, disparaît, alors on se tourne instinctivement vers d’autres moyens de dépassement.</p>
<p>Ainsi les cohanim ne sont pas une caste à vénérer, ni des êtres supérieurs inatteignables. Ils ont certes un mode de vie un peu différent des autres à cause des devoirs que la Thora leur impose. Mais ce sont surtout des personnes qui font profiter le peuple d’une image d’une vie élevant l’être humain. Et en retour ils sont stimulés par le peuple qui exige constamment d’eux cet exemple.[[Il est remarquable que notre paracha aborde la mitsva de « Kidouch hachém » (sanctification du nom divin). Cette dernière consiste entre autres à sacrifier sa vie dans certaines conditions pour ne pas transgresser certains interdits de la thora. Car nous croyons à une éternité de l’âme qui doit « profiter » de la vie terrestre pour devenir encore plus forte, mais pas au prix de perdre son intégrité. Il s’agit ici de montrer que la vie terrestre passe après les valeurs divines, et donc qu’on porte la vie terrestre toujours vers le haut]]</p>
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		<title>Mérone 5781 – Pleurons ensemble pour nos frères disparus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 May 2025 05:34:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensée juive]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets divers]]></category>
		<category><![CDATA[Jaqui Ackermann]]></category>
		<category><![CDATA[Mérone 5781]]></category>
		<category><![CDATA[Pleurons ensemble pour nos frères disparus]]></category>
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					<description><![CDATA[On sortait enfin du corona. Et voilà qu’à nouveau, on meurt étouffé, comme par le corona, et comble du comble, étouffé par ceux qui étaient près de nous, venus pour se réjouir, avec des intentions pures, et ils se transforment involontairement en poids insoutenables, eux, nos propres frères, involontairement bousculés. C’est la main divine qui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On sortait enfin du corona. Et voilà qu’à nouveau, on meurt étouffé, comme par le corona, et comble du comble, étouffé par ceux qui étaient près de nous, venus pour se réjouir, avec des intentions pures, et ils se transforment involontairement en poids insoutenables, eux, nos propres frères, involontairement bousculés. C’est la main divine qui en a voulu ainsi. 45 deuils. La valeur numérique de Adam. D. a décidé de faire disparaitre l’humain. Probablement pour le bien. Mais nous ne comprenons rien. Alors pleurons.</p>
<p>Il ne s’agit pas de trouver des coupables ou des responsables, la justice s’en charge, à son niveau, à un niveau bien limité. Le peuple est solidaire. Nous sommes tous responsables. Nos maîtres l’ont dit&nbsp;: une pandémie n’arrive pas «&nbsp;par hasard&nbsp;». C’est la paracha de cette semaine&nbsp;: le hasard n’existe pas. Un malheur n’arrive pas sans calculs divins. On croit arrêter une pandémie avec un vaccin. Malheureusement, la pandémie a eu un effet pervers, on est sorti joyeusement prendre l’air, et le vaccin n’a pas arrêté les étouffements de Mérone. On croit réussir, on croit beaucoup de choses… Ils croyaient rentrer à la maison…. Alors pleurons.</p>
<p>Nous savions que la période de l’omér est une période tendue. Nous l’avons maintenant vécu…</p>
<p>En dehors du fait que les consignes de sécurité n’ont pas été respectées, ou n’ont pas existé, ou ont été ignorées, malheureusement, D. a voulu que le malheur arrive. Beaucoup de situations, peut-être moins risquées mais où il aurait pu se passer la même chose, ont été protégées par D. Mais cette fois-ci, non.</p>
<p>La bible est claire là-dessus. Quand il arrive ce genre de malheur, c’est la collectivité qui est visée, et D. le «&nbsp;fait payer&nbsp;» par certains. Nous ne savons pas comment cela fonctionne dans le détail, mais nous connaissons le principe, nous connaissons très bien la formule, trop bien. Tous responsables.</p>
<p>Juste respirer. Simplement respirer. Voilà ce que voulaient les défunts du corona ou de Mérone. Nous avons déjà cité ce que disent nos Sages&nbsp;: pour chaque respiration il faut glorifier D. Cela est fondé sur le dernier verset des Psaumes: <em><i>kol hanéchama téhalél.., </i></em>toute l’âme glorifie D. (toutes les personnes dotées d’une âme). Le mot <em><i>néchama</i></em>&nbsp;(âme) a pour racine <em><i>néchima</i></em>&nbsp;(respiration). On peut alors se permettre de traduire le verset&nbsp;: pour&nbsp;chaque respiration, D. doit être glorifié. L’être humain est ici qualifié par son souffle. La respiration est le résultat du souffle divin qui a donné naissance à l’homme. Le souffle traduit la vie donnée par D. L’âme est certes beaucoup plus qu’un souffle physique, mais le souffle nous la rappelle. Il n’y a pas de prophète pour dire ce que D. veut exactement. Difficile de tirer une leçon précise des événements. Mais D. veut que les hommes se sentent responsables, cela, nous le savons.</p>
<p>Retrouvons plus de simplicité, plus de courage, plus d’authenticité, plus de profondeur, plus de pureté. Respirons pour cela. Pourquoi respirer et transpirer pour des futilités, pour du superficiel, pour de l’inutile, pour des attitudes fausses&nbsp;? Combattons l’ignorance, la dépendance mal placée, le manque de dignité, les attitudes puériles. Respirons pour cela. &nbsp;Pourquoi respirer pour faire du mal, ou se détourner de la vérité&nbsp;? Alors un peu de modestie, chaque respiration vient d’En-Haut.</p>
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