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	<title>Chim’on Zyzek &#8211; La Yechiva des étudiants</title>
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	<title>Chim’on Zyzek &#8211; La Yechiva des étudiants</title>
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		<title>Quand Hachem offre des cadeaux…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chim’on Zyzek]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 15:44:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer Chémot]]></category>
		<category><![CDATA[Tétsavé]]></category>
		<category><![CDATA[Chémot]]></category>
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					<description><![CDATA[Après avoir reçu les Dix Commandements, Hachem dit à Moché : &#160;» Monte vers moi, sur la montagne et demeures-y : Je veux te donner les tables de pierre, la doctrine et les préceptes, que j’ai écrits pour leur instruction&#160;» (Chemot 24 ; 12). Moché monte pendant quarante jours et quarante nuits pour recevoir les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir reçu les Dix Commandements, Hachem dit à Moché : &nbsp;» Monte vers moi, sur la montagne et demeures-y : Je veux te donner les tables de pierre, la doctrine et les préceptes, que j’ai écrits pour leur instruction&nbsp;» (Chemot 24 ; 12). Moché monte pendant quarante jours et quarante nuits pour recevoir les tables de la loi. Mais la suite des événements prend une tournure étonnante. Lorsque Moché monte chez Hachem pendant cette période, Hachem lui enseigne la Mitsva de construire le Michkan et les accessoires qui l’accompagnent. Ensuite Hachem ordonne la Mitsva du Chabbat «&nbsp;Toutefois, observez mes Chabbats car c’est un symbole de Moi à vous&nbsp;» (Chemot 31 ; 13). Et seulement après cela Il lui donne les Louh’ot.</p>
<p>Nous avons vu dans les versets que Hachem appelle Moché pour lui donner les Lou’hot Habrit. Pourquoi lui ajoute-t-Il donc la Mitsva de la construction du Michkan ? Pourquoi ordonner à ce moment-là la Mitsva du Chabbat ? Et si Hachem veut enseigner des Mitsvot lorsque Moché se trouve au ciel, pourquoi spécialement ces deux Mitvots là ?</p>
<p>On pourrait répondre à cette question de manière assez simple. Si Hachem donne les Lou’hot au peuple juif, il faut préparer un endroit adapté pour les contenir. Il faut donc construire le Aron Hakodech, où seront déposées les tables de la loi (Chemot 25 ; 16). Le Aron se trouve dans le Kodech Hakodachim, qui est la centralité du Michkan. Hachem ordonne donc la construction du Michkan. Hachem doit aussi leur dire que malgré l’enthousiasme et le zèle dans la construction, il faudra s’arrêter le jour du Chabbat (Rachi Chemot 31 ; 13).</p>
<p>Mais en réalité, en méditant sur cette question, on s’aperçoit qu’il y a un aspect plus profond dans ce passage de la Torah. Les Lou’hot, le Chabbat et le Michkan ont tous les trois un point commun. Ils ont cette particularité d’appartenir au monde céleste. Leur réelle place se trouve chez Hachem dans le ciel. Mais Hachem, par son grand amour pour le peuple juif, leur a donné ces trois éléments célestes. Afin de les descendre sur terre pour les donner au peuple juif, il a fallu que notre Maitre Moché monte au ciel, là où se trouve réellement leur emplacement et qu’il les descende, comme dit le verset : &nbsp;» Tu es remonté dans les hauteurs, après avoir fait des prises ; tu as reçu des dons parmi les hommes&nbsp;» (Tehilim 68 ; 19).</p>
<p><b>Le Michkan</b></p>
<p>Hachem a voulu résider parmi les hommes, bien qu’à l’origine, la place de la Che’hina soit dans le ciel (Tehilim 103 ; 19). Hachem dans sa grande bonté et son amour pour Son peuple, demande de construire le Michkan pour résider parmi eux (Chemot 25 ; 8).</p>
<p>Lorsque Hachem demande de construire une maison pour la Che’hina sur terre au sein de Son peuple, ce n’est pas simplement un élargissement de l’emplacement de la présence Divine. Ce n’est pas que Hachem sera dorénavant, non seulement au ciel, mais aussi sur terre. A partir de ce moment-là, Hachem a déplacé Sa demeure du ciel pour qu’elle soit principalement sur terre. Comme dit le Midrach : «&nbsp;Lorsque Moché acheva la construction du Michkan les anges eurent peur. Ils se dirent : « Hachem ne va plus être parmi nous, mais va résider parmi ses enfants ». Hachem leur répondit : « Ne craignez rien, Ma Ché’hina sera toujours parmi vous au ciel, «&nbsp;car Tu as répandu Ta majesté sur les cieux&nbsp;» (Tehilim 8 ; 2) ». Et le Midrach poursuit : C’est avec des consolations futiles qu’Il les a consolés. Car en réalité la Ché’hina réside principalement sur terre, comme dit le verset : «&nbsp;Sa splendeur s’étend sur la terre et dans les cieux&nbsp;», Sa splendeur réside en premier lieu sur la terre et en second temps dans les cieux&nbsp;». (Tan’houma Nasso 12).</p>
<p><b>Le Chabbat</b></p>
<p>Le Chabbat est différent de toutes les autres fêtes que nous avons. Toutes les fêtes viennent à la suite d’évènements qui sont arrivés au peuple juif. Ce sont des fêtes juives. Mais le Chabbat n’est pas lié directement au peuple juif à priori. C’est la fête de Hachem. Hachem S’est reposé le septième jour de la création. Mais la Guemara (Bétsa 16.) dit, que lorsque Moché était au ciel, Hachem lui dit : «&nbsp;J’ai un cadeau splendide qui repose dans Mes trésors et qui s’appelle le Chabbat. Je veux le donner au peuple juif. Va leur apprendre le Chabbat&nbsp;». Hachem nous donne en cadeau Son jour de fête. Mais on pourrait se demander, comment la Guemara peut-elle dire que Moché a recu le Chabbat en cadeau pour le peuple juif, seulement quand il est monté au ciel? Hachem nous avait déjà ordonné de garder le Chabbat dans Parachat Béchala’h et dans les dix commandements ? L’explication est que Hachem avait déjà ordonné la Mitsva du Chabbat. Mais alors, cette Mitsva était de respecter le jour de repos de Hachem. De la même manière que nous devons respecter tout ce qui est lié à Hachem. Lorsque Hachem donne au peuple juif le Chabbat en cadeau, cela signifie que ce n’est pas juste le jour de Hachem. Nous sommes dorénavant associés avec Lui dans Son jour de repos. A partir de ce moment-là, nous devons garder le Chabbat, puisque c’est le jour de fête de Hachem et du peuple juif.</p>
<p>C’est d’ailleurs la raison pour laquelle seulement dans ce passage, le Chabbat est défini comme un ‘Ot – symbole’ entre Hachem et le peuple juif. Comme explique Rachi : le Chabbat prouve combien on est lié et associé avec Hachem. Combien on est grand est saint aux yeux de Hachem du fait qu’Il nous a fait hériter et donné le jour du Chabbat.</p>
<p>C’est aussi le seul endroit dans la Torah où Hachem dit «&nbsp;Ce jour est saint pour vous&nbsp;». Généralement le verset dit «&nbsp;C’est un Chabbat pour Hachem&nbsp;».</p>
<p><b>Les Lou’hot</b></p>
<p>La Guemara (Chabbat 88:) dit que lorsque Hachem a voulu donner les tables de la loi à Moché, les anges se sont opposés : «&nbsp;comment est-ce possible que Tu veuilles donner aux êtres humains la Torah, que Tu gardes depuis 974 générations avant la création du monde?&nbsp;». Cette Guemara est étonnante. Hachem a déjà donné au peuple juif la Torah sur le mont Sinaï. Il a déjà donné les Dix Commandements, et encore plusieurs autres Mitsvot. Pourquoi est-ce seulement à propos du don des Lou’hot que les anges n’acceptent pas ? L’explication est qu’effectivement, Hachem a déjà donné la Torah. Mais alors, le peuple juif devait garder la Torah de Hachem. Depuis le don des Lou’hot que Moché reçoit au ciel, la Torah est descendue pour être donnée au peuple juif. A partir de ce moment-là, lorsqu’un juif étudie la Torah, c’est sa Torah. Les Sages du peuple juif vont comprendre, analyser et interpréter la Torah. Ils vont décoder les profondeurs de la Torah et ce sera considéré comme de la Torah. Le don des Lou’hot, c’est aussi le don de la Torah orale. Et c’est ce qui a amené les anges à s’opposer.</p>
<p>Hachem n’a pas transmis à Moché un Sefer Torah où l’encre repose simplement sur le parchemin. Il lui a donné des Lou’hot, où les paroles de Hachem pénètrent dans la pierre. Les paroles de Hachem sont gravées dans la pierre. Cela vient nous apprendre ce qu’est la Torah orale. La torah orale c’est les ‘Ha’hamim qui étudient la Torah jusqu’à ce qu’elle s’intègre à l’intérieur d’eux, au point que même leur pensée devient de la Torah.</p>
<p>Lorsque Hachem nous a donné ces trois éléments, s’est dévoilé Son amour pour Son peuple. Cet amour ne s’exprime pas seulement par le fait qu’Il l’a choisi parmi tous les peuples, le dirige, et lui ordonne de Le servir et de suivre Ses paroles. Cela s’exprime aussi par le fait qu’Il nous donne ce qui est le plus intime chez Lui, ce qui n’est lié qu’à Lui. Il nous a donné la Torah qui était cachée et gardée chez Lui, Il nous a donné le Chabbat qui était dans Ses trésors. Et plus encore, Il vient résider parmi nous et faire résider Sa Che’hina. Cela nous amène à réaliser combien on est grand aux yeux de Hachem, combien on est uni avec Lui.</p>
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		<item>
		<title>Pessa’h – la fête du peuple juif</title>
		<link>https://yechiva.com/pessah-la-fete-du-peuple-juif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chim’on Zyzek]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 15:41:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Pessah]]></category>
		<category><![CDATA[Chim'on Zyzek]]></category>
		<category><![CDATA[Pessa'h – la fête du peuple juif]]></category>
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					<description><![CDATA[Essayons de comprendre quels éléments si importants se trouvent dans la sortie d’Egypte, pour qu’elle prenne tant de place dans notre ‘Avodat Hachem’. Lors de la sortie d’Egypte, Hachem a fait beaucoup de miracles. Il a frappé l’Egypte des dix plaies, Il a fendu la mer rouge. Le monde entier a pu réaliser qu’Hachem est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Essayons de comprendre quels éléments si importants se trouvent dans la sortie d’Egypte, pour qu’elle prenne tant de place dans notre ‘Avodat Hachem’. Lors de la sortie d’Egypte, Hachem a fait beaucoup de miracles. Il a frappé l’Egypte des dix plaies, Il a fendu la mer rouge. Le monde entier a pu réaliser qu’Hachem est le Maître du monde. C’est Lui qui dirige le monde et change la nature selon Sa volonté.<br />
Nous apprenons aussi de la sortie d’Egypte la ‘Hachga’ha pratit’ (providence divine), le salaire et le châtiment qu’Il octroie en fonction de nos comportements. Mais en faisant attention, on constatera que le point clef de la sortie d’Egypte est, qu’à ce moment-là, nous sommes devenus le peuple d’Hachem, et Lui est devenu le D. d’Israël. C’est ainsi que la Torah présente la sortie d’Egypte à plusieurs reprises. Lorsqu’Hachem annonce à Moché qu’Il délivrera le peuple juif, Il dit : «&nbsp;Dis au peuple juif, Je suis Hachem. Je vais vous soustraire des tribulations de l’Egypte et vous délivrer de sa servitude. Je vous affranchirai avec un bras étendu à l’aide de châtiments terribles. Et je vous adopterai pour peuple, Je deviendrai votre D. et vous reconnaîtrez que Je suis Hachem votre D. qui vous a soustraits aux tribulations de l’Egypte (Chémot 7)&nbsp;». Dans le troisième passage du Chéma’ il est dit : &nbsp;» Je suis Hachem votre D. qui vous a sorti d’Egypte pour être pour vous un D. (Bamidbar 15)&nbsp;». Ou encore : &nbsp;» Et Hachem vous a pris et vous a sorti d’Egypte afin que vous soyez Son peuple (Dvarim 4)&nbsp;». Et dans plusieurs autres endroits de la Torah nous remarquons aussi que la conséquence principale de la sortie d’Egypte est que Hachem est devenu le D. d’Israël et nous sommes devenus Son peuple.</p>
<p>Lorsque l’on dit que Hachem est le D. d’Israël, ce n’est pas simplement encore un autre nom d’Hachem. C’est une toute nouvelle dimension qui s’est développée. Jusqu’à présent Hachem était le D. du monde. Celui qui l’a créé et le dirige. Mais à partir de la sortie d’Egypte, Hachem a exprimé le désir d’avoir un peuple différent des autres. De même que le roi d’un pays à un certain rapport avec ses citoyens et un rapport très différent avec sa famille proche, ainsi Hachem a voulu avoir un peuple avec lequel Il aura un rapport proche. Ce sera Son peuple et Lui sera le D. spécial pour ce peuple-là. Pour nous, cela veut dire que nous avons un D. qui nous dirige de manière proche. Il s’occupe de nous avec gentillesse et amour. Il veille attentivement sur chacun d’entre nous. Il comble les besoins de Son peuple, le protège, l’amène à la réussite. Cela veut dire aussi, que s’Il est notre D. et s’occupe de nous d’une telle manière, nous devons nous soumettre à Lui. Nous devons Le servir, L’honorer, accomplir ce qu’Il nous demande. Nous devons s’occuper de tout ce qui est en rapport avec Lui dans ce monde. Dévoiler Son nom et Le représenter. Nous avons été choisis pour être «&nbsp;une dynastie de prêtres et un peuple saint&nbsp;».</p>
<p>Cette liaison si spéciale que nous avons avec Hachem a débuté avec la sortie d’Egypte. Et grâce à ce rapport-là, nous avons mérité beaucoup de choses : nous avons reçu la Torah, Hachem réside parmi nous, Il nous a donné le Chabbat, la Terre d’Israël, la prophétie, et lorsque viendra le Machia’h nous atteindrons des niveaux encore plus grands d’attachement à Hachem. Ces notions que nous venons de voir sont vraies toute l’année et doivent nous accompagner toute l’année. Mais à Pessa’h, c’est le moment de se les répéter, de les remettre au clair, de les transmettre à nos enfants. Nous devons à Pessa’h méditer sur ces notions et les intégrer en nous jusqu’à ce que ce soit vivant et évident pour nous. Une fois que nous arriverons à ce que ces notions soient vivantes en nous, deux sentiments s’éveilleront. Premièrement, si Hachem s’occupe de nous avec tant d’amour et avec une telle intensité, nous devons en retour Le servir avec dévouement. Et deuxièmement, quand on se rend compte qu’on fait partie d’un peuple avec une destinée si noble, cela nous emplit d’une joie sans bornes.<br />
Ces deux sentiments s’expriment à travers les deux éléments principaux de la fête de Pessa’h : le Korban Pessa’h et la Matsa.<br />
A travers le Korban Pessa’h, nous exprimons, combien nous sommes redevables à Hachem et montrons que nous nous donnons complètement à Son service.</p>
<p>Avec la Matsa nous exprimons notre immense joie de faire partie du peuple d’Hachem. Nous sommes confiants et rassurés en étant entre les mains d’Hachem qui nous apporte tout ce dont nous avons besoin. Lorsqu’une personne s’arrête pour prêter attention à cette chance qu’elle a de faire partie du peuple d’Hachem et d’avoir droit à un tel amour de la part du Maître du monde, elle s’emplira d’une joie profonde et intense. Toute la fête de Pessa’h est là pour fêter cette joie de faire partie du peuple d’Hachem. Une joie qui mérite sept jours de fête.<br />
Le soir du Seder, on fait un grand repas de fête pour exprimer cette joie. A peine commençons nous à nous installer, que, comme spontanément, on se met à raconter la Hagada, on raconte tous les bienfaits qu’Hachem nous donne. On raconte la sortie d’Egypte avec un tel enthousiasme que dans l’élan on se met à chanter le Hallel.</p>
<p>Profitons de cette fête de Pessa’h pour s’arrêter et méditer sur cette chance que nous avons. Intégrons en nous ce sentiment d’attachement avec Hachem afin qu’il reste tout au long de l’année. Et enfin, laissons la joie que nous avons de faire partie du peuple d’Israël s’exprimer sans aucune retenue.</p>
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		<title>Individualisme ou collectivisme</title>
		<link>https://yechiva.com/individualisme-ou-collectivisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chim’on Zyzek]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 15:41:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Pessah]]></category>
		<category><![CDATA[Chim'on Zyzek]]></category>
		<category><![CDATA[Individualisme ou collectivisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Aujourd’hui, nous avons l’habitude de parler du développement de soi, pas seulement en termes de bien-être, mais même vis-à-vis de notre service devant Hachem. On parle d’une personne qui s’élève dans sa ‘Avodat Hachem. On pense à la gratification qu’une personne recevra suite à l’accomplissement d’une Mitsva et la sanction suite à son péché. Nous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, nous avons l’habitude de parler du développement de soi, pas seulement en termes de bien-être, mais même vis-à-vis de notre service devant Hachem. On parle d’une personne qui s’élève dans sa ‘Avodat Hachem. On pense à la gratification qu’une personne recevra suite à l’accomplissement d’une Mitsva et la sanction suite à son péché. Nous aspirons à atteindre de hauts niveaux dans notre ‘Avodat Hachem et espérons avoir droit à une part au monde futur. Bien que cela soit vrai et basé sur des textes de notre tradition, cependant, l’accent principal doit être mis sur le fait que nous faisons partie du peuple juif. Nous devons être animés par le fait que chacun de nous à un rôle à l’intérieur de ce peuple. Nous devons ressentir notre devoir en tant que peuple. Chacun de nous doit accomplir les Mitsvot parce qu’il fait partie de ce peuple. Et lorsque l’on suit la volonté de D. nous devons nous réjouir parce qu’à travers cela le peuple juif s’élève et se comporte comme il se doit.</p>
<p>Nous devons percevoir le peuple juif comme une seule entité. Chaque juif est un membre d’un même corps. Nous devons toujours être motivé par cette espérance que tout le peuple juif s’élève et fasse la volonté de Hachem. Et même lorsqu’une personne accomplit correctement les Mitsvot et va dans le bon chemin, il ne se satisfera pas tant que ce n’est pas le cas de tout le peuple juif. Il aura le sentiment profond d’être encore à mi-chemin et espérera que le peuple juif dans son entité changera et avancera vers Hachem. Quand un juif en verra un autre qui rencontre une réussite spirituelle ou matérielle, ce sera pour lui une satisfaction. Et inversement, en voyant un juif qui s’écarte du chemin de la Torah ou qui rencontre des difficultés, il sentira que ça le touche et le soucie personnellement.<br />
Une fois que ce sentiment sera bien ancré dans notre conscience, on pourra réellement se réjouir en disant «&nbsp;אתה בחרתנו&nbsp;». On remerciera Hachem de nous avoir choisis parmi les nations, de nous rapprocher de Lui, de nous élever, sanctifier, aimer… On sera alors empli d’une intense volonté que notre peuple arrive à la Guéoula et qu’il atteigne les hauts niveaux qui lui sont destinés.<br />
Il est vrai que le peuple juif est divisé en douze tribus et il est normal que chaque personne se sente particulièrement attachée à sa tribu, mais cette attache ne doit venir qu’en second plan. Chaque juif doit sentir en premier lieu un attachement profond envers tout le peuple juif.</p>
<p>Lorsque la Torah nous ordonne d’aimer notre prochain et de ne pas haïr notre frère, ce sentiment de fraternité doit venir du fait que nous sommes tous les enfants de Hachem, nous faisons tous partis du même peuple. Nous avons tous un sentiment d’attachement envers notre famille ou la communauté à laquelle nous sommes rattachés, cependant, le sentiment d’attachement à la famille et la communauté qu’est le peuple juif doit être dominant. Comme nos sages apprennent du verset &nbsp;» Vous êtes les enfants de l’Éternel, votre D. : ne vous tailladez point le corps (Dvarim 14 ; 1)&nbsp;», que nous ne devons pas nous diviser en différents clans (Yevamot 14.). Puisque nous sommes tous les enfants de Hachem, nous ne formons qu’une seule famille.</p>
<p>La manière de vérifier si nous avons ce sentiment profond d’attachement au peuple juif dans son entité est si nous nous réjouissons dans la réussite et le développement de toutes les communautés que forment le peuple juif. S’il en est ainsi, c’est que ce sentiment saint est éveillé en nous.</p>
<p>Profitons de cette fête de Pessa’h pour intérioriser en nous ce sentiment fort d’être un maillon de la grande chaîne du peuple juif. Ainsi nous accomplirons les Mitsvot dans l’esprit de ce que la Torah nous a ordonné.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>L’erreur d’Haman</title>
		<link>https://yechiva.com/lerreur-dhaman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chim’on Zyzek]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 08:05:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Pourim]]></category>
		<category><![CDATA[L'erreur d'Haman]]></category>
		<category><![CDATA[par Chim'on Zyzek]]></category>
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					<description><![CDATA[Haman tira au sort pour choisir le mois où, avec A’hachvéroch, ils extermineront le peuple juif. Le sort tomba sur le mois d’Adar. Haman, plein de joie, se dit : «&#160;Magnifique c’est le mois où leur Maître, Moché, est décédé&#160;». La Guemara explique qu’un élément important échappait à Haman : «&#160;Haman ne savait pas qu’Adar [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Haman tira au sort pour choisir le mois où, avec A’hachvéroch, ils extermineront le peuple juif. Le sort tomba sur le mois d’Adar. Haman, plein de joie, se dit : «&nbsp;Magnifique c’est le mois où leur Maître, Moché, est décédé&nbsp;». La Guemara explique qu’un élément important échappait à Haman : «&nbsp;Haman ne savait pas qu’Adar est le mois où Moché est décédé, mais aussi le mois où il est né&nbsp;» (Méguila 13:). Moché Rabbénou est celui qui a «&nbsp;créé&nbsp;» le peuple juif. Il a sorti d’Egypte les Bné Israel, leur a transmis la Torah et les a accompagnés dans leurs débuts.&nbsp; Le raisonnement d’Haman était donc assez logique à priori : Si Moché, constructeur du peuple, est décédé durant le mois d’Adar, c’est que ce mois est apparenté avec la fin de ce peuple. Mais il ne savait pas que ce mois est aussi lié justement avec le développement et la croissance de ce peuple, puisque Moché lui-même est né en Adar.</p>
<p>Cet enseignement de nos sages est intriguant. Apparemment Haman avait bien suivi ses cours de Torah. Il savait que notre Maître Moché est décédé au mois d’Adar, alors pourquoi ne savait-il pas qu’il est aussi né durant ce mois ?</p>
<p>En réalité, cette question n’est pas si difficile à répondre. La date de la mort de Moché, bien qu’elle ne soit pas explicite dans la Torah, on la connaît en calculant les jours précisés dans les versets (Kidouchin 38.) On peut supposer qu’Haman ait fait ce calcul. Mais la date de la naissance de Moché nous est connue à travers la Torah Orale. ‘Hazal apprennent du verset où Moché dit au peuple : &nbsp;» J’ai cent vingt ans aujourd’hui, je ne peux plus vous servir de guide&nbsp;» que, ce jour même, Moché avait atteint l’âge de cent vingt ans. Car Hachem complète les années des Tsadikim. Haman ne connaissait pas les messages cachés de la Torah Orale, d’où son ignorance du fait que ce jour était aussi le jour de l’anniversaire de Moché.</p>
<p>Il y a tout de même quelque chose d’étonnant dans l’explication que nos Maîtres donnent à l’erreur commise par Haman. Même si effectivement Moché Rabbénou est né durant le mois d’Adar,il est vrai qu’il est aussi décédé dans ce mois, et donc l’argument d’Haman tient la route. C’est le mois de l’extinction du peuple juif à priori !</p>
<p>L’explication est la suivante : parfois lorsqu’une personne décède, D. préserve, cela provient d’un décret de Hachem de mettre fin à la vie de cette personne. Hachem décide que cette personne ne mérite pas de continuer à vivre. Dans ce cas, la mort est apparentée avec un mauvais destin et un développement qui dépérit. Cependant, la mort de Moché Rabbénou n’est pas ainsi. De base, Hachem a prévu de donner à Moché une vie de cent vingt ans. Lorsque Moché Rabbénou a fini son rôle, c’est le moment de quitter ce monde. La mort de Moché n’est pas apparentée à une rupture, mais à une réussite, à un développement, à un projet en épanouissement. C’est ça l’erreur de Haman. Il pensait que la mort est nécessairement liée à la défaite. Mais il ne savait pas que, chez Moché, qui est né ce même jour, la mort est signe d’accomplissement. La Guemara ne dit pas simplement qu’Haman ne savait pas que ce jour était le jour de naissance de Moché, mais «&nbsp;Haman ne savait pas qu’il est décédé et né au mois d’Adar&nbsp;», car l’erreur d’Haman était de ne pas remarquer la coordination entre le jour de la naissance et de la mort de Moché Rabbénou.</p>
<p>Rav Leib Minsberg nous apporte une explication supplémentaire montrant que les paroles de nos sages cités en début d’article nous expliquent ce qui se passait du temps de la période de Pourim.</p>
<p>Quand Haman dit que le mois d’Adar est propice à l’anéantissement du peuple juif du fait de la mort de Moché Rabbénou, il veut dire que la dimension de Moché est morte. Dans la période où se déroule les événements de la Méguila, il n’y a plus de prophétie, il n’y a plus de miracles dévoilés. Hachem dirige Son peuple de manière cachée.&nbsp;Haman s’est dit que c’est la fin du peuple juif. Mais il ne savait pas que chez le peuple juif cela ne fonctionne pas ainsi. Lorsqu’il y a la vie de Moché qui prend fin, le même jour il y a aussi la naissance de la dimension de Moché. &nbsp;Effectivement, Hachem ne dirige plus Son peuple comme avant et c’est la fin de la prophétie, mais une nouvelle ère commence. A partir de la période de Pourim, c’est la Torah Orale qui va beaucoup se développer. C’est à ce moment-là que le peuple va recevoir la Torah avec une pleine volonté et non par contrainte (Chabbat 88.). A ce moment-là, le peuple juif a intégré profondément que Hachem les accompagne toujours et malgré tout.</p>
<p>Le mois de Nissan est le premier jour de l’année du peuple juif. C’est le mois du printemps et de la floraison. Le mois d’Adar est à la fin de l’année. Il est apparenté avec la vieillesse, la fatigue et le manque d’enthousiasme. Moché Rabbénou a libéré le peuple juif en Nissan et a quitté ce monde en Adar. Cet esprit représente bien l’état dans lequel était le peuple juif à l’époque de Haman. Le peuple était dans une descente continue dans le service Divin. Mais Haman ne connaissait pas le fonctionnement du peuple juif, qui est comparé à la lune. Celle-ci, à la fin du mois, arrive au déclin de sa luminosité, mais c’est parce qu’elle va ensuite de nouveau éclairer.</p>
<p>Le mois d’Adar est le dernier mois de l’année, mais il est aussi le mois de préparation au mois de Nissan. Ce mois fait partie du renouveau du début de l’année juive qui approche. Moché est né au mois d’Adar. C’est le mois de préparation au mois de Nissan, où il délivrera le peuple juif. Au mois d’Adar, on apporte le Ma’hatsit Hachékél, avec lequel on apportera les sacrifices de la nouvelle année. Les sept jours de préparation à l’inauguration du Michkan qui se déroulera le premier Nissan, étaient au mois d’Adar.</p>
<p>Tout ce qu’il y a dans le monde, au bout d’un moment, se diminue et s’affaiblit. Haman pensait qu’il en était de même pour le peuple juif et que la dimension de Moché est morte. Ce peuple, disait-il, n’a plus d’entrain pour l’accomplissement des Mitsvot et son D. est vieux (Esther Rabba 7 ; 12,13). Mais c’est une erreur. Le peuple juif est éternel. S’il subit une descente, comme c’était le cas en ces temps-là, c’est qu’il va rencontrer une remontée, la dimension de naissance de Moché. A Pourim, le peuple juif a reçu de nouveau la Torah avec une pleine volonté et la Torah Orale s’est beaucoup développée depuis ce moment-là.</p>
<p>A nous aussi d’intégrer en nous que si nous rencontrons un relâchement dans notre ‘Avodat Hachem, sachons que ce n’est que provisoire et recherchons la voie qui nous amènera à un renouveau plein de zèle et d’attachement à Hachem. Ne tombons pas dans l’erreur de Haman et écoutons ce que nous disent nos sages : «&nbsp;Le jour du décès de Moché et aussi le jour de sa naissance.&nbsp;» Sachons que nous faisons partie d’un projet puissant et éternel ! Renforçons-nous et découvrons avec plaisir les nouveaux terrains où nous emporte Hachem pour le servir !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le Bita’hon</title>
		<link>https://yechiva.com/le-bitahon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chim’on Zyzek]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 May 2025 06:57:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Pensée juive]]></category>
		<category><![CDATA[Sujets divers]]></category>
		<category><![CDATA[Chim'on Zyzek]]></category>
		<category><![CDATA[Le Bita'hon]]></category>
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					<description><![CDATA[Les versets du Tanach nous recommandent de nombreuses fois d’avoir confiance (Bita’hon) en Hachem. Le Gaon de Vilna écrit (Michlé 22 ; 19) que «&#160;la raison principale pour laquelle Hachem nous a donné la Torah est pour que le peuple juif ait confiance en Hachem. Le Bita’hon est la centralité de toutes les Mitsvot&#160;». Le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les versets du Tanach nous recommandent de nombreuses fois d’avoir confiance (Bita’hon) en Hachem. Le Gaon de Vilna écrit (Michlé 22 ; 19) que «&nbsp;la raison principale pour laquelle Hachem nous a donné la Torah est pour que le peuple juif ait confiance en Hachem. Le Bita’hon est la centralité de toutes les Mitsvot&nbsp;».</p>
<p>Le Bita’hon est très important dans la vie du juif. Mais qu’est-ce que c’est exactement le Bita’hon. De quoi s’agit-il ? A quel moment doit-on mettre en application notre confiance en Hachem ?</p>
<p>Nous allons voir que les Richonim, lorsqu’ils nous enseignent le Bita’hon, s’arrêteront chacun sur des aspects différents. On trouvera trois approches qui nous montreront que la confiance en Hachem se traduit dans différents domaines de notre service divin.</p>
<p>On va présenter ces différents avis, afin de mettre au clair le bon comportement à avoir dans notre confiance en Hachem.</p>
<p><strong><b>1 – «&nbsp;</b></strong><strong><em><b><i>Ainsi se confient en toi ceux qui connaissent ton nom </i></b></em></strong><strong><b>(Tehilim 9 ; 11)&nbsp;». </b></strong></p>
<p>D’après Rabbi Avraham le fils du Rambam (dans son livre Hamaspik lé’oved Hachem – chapitre Bita’hon, ainsi que le ‘Hazon Ich), le Bita’hon est un élément complémentaire de la Mitsva de Emouna (la croyance en Hachem).</p>
<p>Nous savons que Hachem a créé le monde et le dirige. Il est capable de tout. Aucun élément de la nature ne peut L’empêcher de faire quoique ce soit. Il n’y a pas de hasard dans le monde. Tout est décidé et appliqué par la volonté de Hachem.</p>
<p>Le Bita’hon en Hachem, c’est mettre ces vérités que nous savons, en pratique. C’est méditer et intérioriser en nous ces notions de sorte à ce que ce ne soit pas simplement des idées du domaine de la connaissance simplement, mais que ça nous dirige et nous accompagne au jour le jour, dans tous les domaines que nous rencontrons. Celui qui vit avec la Emouna en Hachem, tout son comportement sera différent.</p>
<p>Le Bita’hon c’est être convaincu qu’il y a une providence divine. Ce que chaque personne a et rencontre, vient directement de Hachem. C’est Hachem qui l’a voulu. S’il arrive des bonnes choses à une personne, c’est que Hachem veut lui apporter du bien. Il doit alors remercier Hachem de tout son cœur. Si au contraire une personne rencontre des expériences difficiles, c’est que Hachem veut lui apporter une épreuve et lui faire prendre conscience de son mauvais comportement. Il comprendra qu’il doit au plus vite se rapprocher à nouveau de Hachem.&nbsp;Avoir confiance en Hachem, se traduira aussi dans le niveau d’implication et d’investissement qu’une personne fournira dans ses actions (Hichtadlout). Il sait profondément qu’au bout du compte le résultat ne sera dépendant que de la volonté de Hachem et pas du niveau d’efforts investis.</p>
<p>La personne qui vit avec une entière confiance en Hachem ne sera pas dans la tristesse de son sort. Elle ne vivra pas dans la frustration et la déception vis-à-vis des événements qu’elle vit, car elle sait que tout lui est envoyé et destiné avec précision par le Créateur. Celui qui vit de cette manière, par son seul comportement, proclame la royauté de Hachem. En vivant avec une pleine croyance en Hachem, il fait régner Hachem sur terre.</p>
<p><strong><b>2 – «&nbsp;</b></strong><strong><em><b><i>Or moi, j’ai confiance en ta bonté</i></b></em></strong><strong><b>&nbsp;(Tehilim 13 ; 6)&nbsp;».</b></strong></p>
<p>Le «&nbsp;Hovot Halévavot&nbsp;» dit que celui qui a confiance en Hachem sait et vit avec la conscience que Hachem est bon et veut nous apporter le bien. Il nous nourrit, s’occupe de notre subsistance, nous dirige dans le bon chemin. Le Bita’hon c’est être rassuré, se reposer sur la bonté de Hachem, être confiant. Ce n’est pas seulement savoir que tout vient de Hachem, mais savoir que tout est pour le bien. Dans cet aspect du Bita’hon, on méditera sur le comportement de Hachem envers nous. Hachem a une attitude de bonté et de grâce. Il ne va pas nous apporter de mauvaises choses, mais que du bien.</p>
<p>C’est un sentiment profond d’assurance que Hachem appliquera tout ce qu’il nous a promis dans la Torah et à travers les Prophètes. Il n’abandonnera jamais son peuple. Il apportera la Guéoula etc… Il donnera la récompense promise aux justes et à ceux qui accomplissent les Mitsvot.</p>
<p>Celui qui a le Bita’hon se sent en sécurité. Il sait que Hachem le garde. Personne ne peut lui faire de mal si Hachem ne le veut pas. Hachem s’occupera toujours de lui. S’il lui arrive une difficulté, il sait que ça ne peut être que pour son bien.</p>
<p>En vivant de la sorte, on exprime combien notre Roi est plein de bonté. Il est très grand. C’est notre père. On est comme un fils toujours rassuré d’être entre de bonnes mains.</p>
<p>Rabbénou Yona (Michlé 3 ; 26) enseigne que le Bita’hon inclut aussi le fait d’espérer qu’il nous arrivera de bonnes choses. On veut parfois certaines choses. On espère que les événements se passeront de manière facile et agréable. Mais on n’est pas sûr que c’est ce qui va se passer. Peut-être qu’on n’est pas méritant. Mais profondément on sait que Hachem est bon et ne veut nous apporter que du bien. On espère que c’est ce que Hachem va nous envoyer, parce qu’on peut vraiment compter sur Lui.</p>
<p><strong><b>3 – «&nbsp;</b></strong><strong><em><b><i>Aie confiance en l’Eternel et fais le bien</i></b></em></strong><strong><b>&nbsp;(Tehilim 37 ; 3)&nbsp;».</b></strong></p>
<p>Rabbénou Yona (Michlé 18 ; 10 – 22 ; 19) dit que celui qui a le Bita’hon en Hachem est à un niveau très élevé de Crainte de Hachem (Yirhat Chamayim). Les Mitsvot demandent parfois d’investir des efforts, de l’argent. Certaines fois, l’accomplissement des Mitsvot exige de mettre de côté des choses que l’on voulait faire. On a des attirances pour des choses que la Torah ne permet pas. Le Bita’hon, c’est être persuadé profondément que l’on ne peut jamais rien perdre en observant les Mitsvot. On ne va jamais manquer de quoique ce soit parce qu’on a fait la volonté de Hachem. On ne pourra jamais rien gagner en désobéissant à Hachem. Il n’y a rien à envier chez ceux qui n’observent pas la parole de D.</p>
<p>En vivant avec une telle confiance en Hachem, on s’empressera de faire Sa volonté de toutes nos forces. On ne ménagera pas notre énergie pour appliquer les Mitsvot. On s’écartera de tout ce qui déplait à Hachem.</p>
<p>C’est évident que ces Richonim que nous venons de voir ne sont pas divisés sur la définition du Bita’hon. Ils se sont chacun arrêtés sur une autre partie du Bita’hon. Tous sont d’accord qu’il faut méditer sur ces trois aspects et s’investir à acquérir ces attitudes de confiance en Hachem. Vivre avec la Emouna, être confiant qu’Hachem nous apporte toujours le bien et être convaincu qu’on ne perdra jamais en faisant Sa volonté. A notre tour de travailler pour vivre dans la confiance en Hachem jusqu’à ce que ce soit une évidence qui nous accompagne !</p>
<p>Allons-y avec courage, car celui qui met sa confiance en Hakadoch Barou’h Hou ne le regrettera pas !</p>
<p><a href="mailto:simonzyzek@gmail.com"><u>simonzyzek</u><u>@</u><u>gmail.com</u></a></p>
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		<title>Le rêve de Yaacov</title>
		<link>https://yechiva.com/le-reve-de-yaacov/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chim’on Zyzek]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 May 2024 01:26:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer Béréchit]]></category>
		<category><![CDATA[Vayetsé]]></category>
		<category><![CDATA[Le rêve de Yaacov]]></category>
		<category><![CDATA[par Chim'on Zyzek]]></category>
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					<description><![CDATA[La Torah nous raconte le rêve de Yaacov alors qu’il se dirigeait vers Haran. Il voit une grande échelle qui va de la terre jusqu’au ciel et des anges qui montent et descendent dessus. Puis Hachem apparaît à Yaacov et promet de lui donner la Terre et une grande descendance. Il lui annonce aussi qu’Il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Torah nous raconte le rêve de Yaacov alors qu’il se dirigeait vers Haran. Il voit une grande échelle qui va de la terre jusqu’au ciel et des anges qui montent et descendent dessus. Puis Hachem apparaît à Yaacov et promet de lui donner la Terre et une grande descendance. Il lui annonce aussi qu’Il l’accompagnera toujours, le protègera et le ramènera dans son pays. Lorsque Yaacov se réveille, il s’exclame : «&nbsp;Hachem est présent ici, et là se trouve Sa maison et l’entrée du ciel&nbsp;».</p>
<p>Qu’est-ce qu’a vu Yaacov dans le rêve pour arriver à l’interprétation qu’ici se trouve la maison de Hachem et la porte du ciel ?</p>
<p>Jusqu’à Yaacov, on pensait que «&nbsp;le Ciel est à Hachem et la Terre a été donnée aux Hommes (Tehilim 115 ; 16)&nbsp;». Il y a la maison de Hachem dans le ciel et celle des hommes sur terre. Ce sont deux domaines bien distincts l’un de l’autre. Dans son rêve, Yaacov voit qu’en réalité, c’est une seule demeure. Il voit une échelle. C’est donc une maison à deux étages. Et là où il y a l’échelle, il y a forcément l’entrée. Yaacov comprend que le ciel et la terre ne sont pas séparés, mais ne forment qu’une seule maison. Mais est-ce que cela veut dire que Hachem est aussi sur terre ou cela veut-il dire que Yaacov est lié avec le ciel ? De la même manière que Moché Rabbénou plus tard montera au ciel, lui aussi aurait un accès libre avec le monde céleste ?</p>
<p>Si c’était Yaacov qui avait un accès au ciel, il aurait vu sur l’échelle lui -même ou sa famille. Puisqu’il a vu des anges, c’est qu’il s’agit bien de la maison d’Hachem. Ceux qui y circulent font partie du monde céleste. C’est la preuve que Hachem veut résider sur terre.</p>
<p>Nos sages enseignent que les Avot ont nommé la Che’hina. Avraham l’appela «&nbsp;montagne&nbsp;». Yits’hak l’appela «&nbsp;champ&nbsp;» et Yaacov l’appela «&nbsp;maison&nbsp;». Nos sages ne viennent pas nous dire simplement comment chacun nomma la perception de la Che’hina. S’il en était ainsi, Avraham aussi aurait pu appeler «&nbsp;maison&nbsp;». Ce sont trois niveaux de présence divine. Hachem est venu être présent parmi les hommes en trois étapes, chacune venant s’ajouter à celle qui précède.</p>
<p>On n’habite pas en montagne et ce n’est pas notre lieu de travail. On ne s’y trouve que de manière passagère. Dans le champ on passe les journées à travailler. Mais ce n’est pas encore notre lieu principal. La maison est notre lieu fixe, où l’on se sent en sécurité. Parallèlement, Hachem est venu résider parmi nous chez Avraham de manière passagère, chez Yits’hak avec une plus grande proximité et chez Yaacov de façon constante et proche. Yaacov n’a pas vu dans son rêve une réalité déjà existante. Hachem montre dans le rêve à Yaacov qu’Il vient résider proche de lui. C’est la base de «&nbsp;je résiderai parmi eux (Chemot 25 ; 8)&nbsp;».</p>
<p>Yaacov prit la pierre sur laquelle il se reposa et en fit un monument pour Hachem. Puis il fit un vœu : «&nbsp;Si Hachem m’accompagne et me protège dans mon parcours, s’Il me nourrit et me vêtit, s’Il me ramène chez mes parents et est un D. pour moi, alors la pierre que j’ai érigé comme monument deviendra la maison de Hachem. Et je donnerai la dîme de tout ce que Tu me donneras&nbsp;».</p>
<p>Le vœu de Yaacov pourrait paraître étonnant. Yaacov place des conditions pour servir D. ! Il fera une maison pour Hachem seulement si Hachem l’accompagne et le protège ! Il est évident que Yaacov va servir Hachem de tout son possible dans toutes les circonstances qu’il rencontrera, et sans conditions ! Hachem promit à Yaacov dans le rêve, de le protéger et de l’accompagner. En cela Yaacov voit qu’Hachem est sur terre très proche de lui. C’est une nouvelle perception. Yaacov s’exclame : si cette vision est la réalité et Hachem est là et nous accompagne de la sorte, il faut donc Lui faire une demeure ici sur terre ! Mais on ne peut pas faire une maison à D. S’il est en haut dans le ciel. Yaacov ne fait pas là une condition. Évidemment qu’il servira Hachem pleinement. Mais il doit voir que Hachem réside sur terre pour Lui faire une maison.</p>
<p>Nos sages enseignent qu’il y a quatre pieds au Char Céleste : Avraham, Yits’hak, Yaacov et David. C’est-à-dire que Hachem fait résider la Che’hina sur terre à travers les Avot qui, eux, ont fait dévoiler la présence divine dans le monde. Mais pourquoi David fait-il partie des pieds du char céleste ? Le roi David a construit par le biais du roi Chelomo le Beit Hamikdach qui est une résidence éternelle pour Hachem. Avant il y avait le Michkan. Mais ce n’était encore qu’une tente passagère. David a fait une maison de pierre, à un endroit fixe, sur la terre d’Israël et à travers sa royauté. David n’ajoute pas sur les Avot. Il ajoute un renforcement sur la situation antécédente. Une table tient avec trois pieds. Le quatrième pied ajoute de la stabilité et de l’assurance.</p>
<p>Avec la construction du Beit Hamikdach, une grande proximité avec Hachem se fit ressentir. Dans le «&nbsp;Chir Hachirim&nbsp;» que le roi Chelomo écrivit à ce moment-là il est écrit qu’il fit un «&nbsp;Apiriyon&nbsp;». Une maison d’amitié et de mariage avec Hachem. C’est un très haut niveau de rapprochement avec Hachem.</p>
<p>Le ‘Tour’ enseigne (dans les lois de Roch ‘Hodech) que les trois grandes fêtes sont parallèles avec les Avot. Ce sont des moments où l’on fête notre rapport proche avec Hachem. On apporte des sacrifices exprimant notre désir de se rapprocher de Lui. On peut ajouter qu’il y a la fête de «&nbsp;Chemini ‘Atseret&nbsp;». Elle n’est pas considérée comme une fête à part entière. Mais c’est tout de même une fête par rapport à certains aspects. Toutes les fêtes font partie d’un mouvement de service de Hachem. Chemini ‘Atseret est un moment qui vient stabiliser cette proximité, la fixer pour toujours. Hachem nous dit : «&nbsp;Il est dur pour Moi de me séparer de vous&nbsp;». Cette fête est liée à David qui n’a pas innové un nouvel élément dans notre relation avec Hachem, mais accentuer et renforcer cette liaison.</p>
<p>Ce sont les Avot qui ont instauré les Tephilot. David a composé les chants pour Hachem. Tous les jours, dans la Tephila, on dit des prières et les Tehilim de David. Le principal, c’est la Tephila. Et les chants viennent ajouter un complément dans notre service divin. Un ajout qui est lié aux sentiments profonds qui nous animent intérieurement.&nbsp; De même, au Temple, le principal, ce sont les sacrifices. Mais ceux-ci sont accompagnés des libations et des chants de Léviim.</p>
<p>Dans le Zohar (dans les zmirot de vendredi soir) il est dit que les trois repas de Chabbat sont parallèles aux trois Avot. Et nous savons bien que Mélavé Malka est le repas de David. Ce repas que nous faisons à la fin de Chabbat vient compléter notre travail envers Hachem durant les trois repas. C’est l’expression du grand amour qu’il y a entre Hachem et Son peuple. Une expression de «&nbsp;Il est dur pour Moi de me séparer de vous&nbsp;».</p>
<p>Puissions-nous mériter de sentir continuellement la présence d’Hachem et de rester connectés à Lui ! Et que cela nous ramène le Beth Hamikdach, Bimhéra Béyaménou, Amen !</p>
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