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20 Tammuz 5779
23 juillet 2019

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Batcheva, un problème de place, par Mme Stéphanie Klein.

Batcheva, un problème de place, par Mme Stéphanie Klein.

 

 

 

 

Dans le livre de Samuel 2, chapitre 11 le personnage de Batcheva est un personnage qui semble passif.

 

David est resté à Jérusalem alors que son armée dirigée par le général Yoav mène un grand combat contre les Ammonites.

La raison pour laquelle David ne combat pas, c'est comme nous dit le texte que l'intrigue commence au « renouvellement de l'année » (Sam.2, 11, 1).

 

Ce qu'on le sait de Batcheva, après que David ait eu un véritable coup de foudre pour elle, c'est qu’elle est « La fille d'Eliam, l'épouse d'Ouriya le 'Hitite » (ibid,3).

Le reste de ce passage reste très elliptique, le rythme s’accélère, il cohabite avec elle, elle retourne dans sa maison et au verset suivant annonce à David, « je suis enceinte », (ibid,5).

 

Si Batcheva deviendra prolixe dans le Livre des Rois, au moment où un autre roi doit être désigné pour succéder à David, et où elle défendra avec le prophète Nathan, la légitimité de son fils Salomon à l'accession au trône ; dans le livre de Samuel 2, Batcheva ne prononce ici que ces trois mots : « je suis enceinte ».

 

Il est ainsi bien difficile de définir Batcheva, de la comprendre, si ce n'est par ce fil conducteur qui commence par ces trois mots prononcés, passe par la mort de cet enfant, et qui se termine par la ferveur de cette femme pour que son fils Salomon devienne roi d'Israël.

 

Et pourtant, par cette rencontre, le destin de David HaMele'h, est complètement bouleversé. Sa relation avec Batcheva, fait dès lors l'objet de nombreuses discussions par les sages du Talmud, discussions portant sur l'interrogation de la faute de David dans cet adultère. Faute qui lui fera écrire une partie des Tehilim, faute qui hantera David et le fera se sentir persécuté, en errance jusqu'à la fin de sa vie.

 

Dès lors, si Batcheva trace une descendance pour la construction du premier Beith Hamikdach (construit par Le Roi Salomon), David, lui devient porteur de la faute et permet un questionnement profond sur cette faute.

 

Batcheva, devient ainsi celle qui permettra sans doute à David, à travers cette faute, de comprendre comment il a construit son rapport à la Royauté, mais avant tout son rapport à Dieu et à lui-même.

 

C'est ce que nous allons tenter d'analyser.

 

 1/ Aspect Halakhique, aspect moral de la faute

 

              « R. Samuel b . Nahmani a dit au nom de R. Yonathan : Quiconque soutient que David a péché se trompe, car il est dit « il réussissait dans toutes ses entreprises et l’Eternel était avec lui ». (1 Samuel. 18.4). Est-il pensable que la Chekhina soit demeurée avec lui, s'il avait commis une faute ? Mais comment expliquer dans ce cas le passage : « pourquoi donc as-tu méprisé la parole de l’Eternel pour faire ce qui est mal à ces yeux ? » ( 2 Samuel, 12.9). Ce mal dont il est question ici, dit Rabbi, est différent de toutes les mauvaises actions dont parle la Torah. En effet, il est écrit généralement « Et il fit » (ce qui est mal), alors que là, il est écrit « pour faire ». Cela signifie que David a eu l'intention de le faire, mais ne l'a pas fait. 

« Tu as frappé de l'épée Urie , le Héthien » : tu aurais dû le faire juger par le Sanhedrin « Tu as pris sa femme pour en faire ta femme » : tu avais le droit de la prendre. R . Samuel B. Nahmani a dit au nom de R. Jonathan : Quiconque allait à la guerre dans l’armée de David devait remettre à son épouse un acte de divorce, car il est dit : « Porte ces dix fromages au chef de leur division. Tu verras si tes frères se portent bien et tu prendras d'eux leurs gages ».  (1 Samuel, 17, 18). Leurs gages, enseigne R. Joseph, ce sont leurs contrats de mariage. (Chabbat, 56a).

 

 

Dans ce passage du Talmud, on remarque une tension entre la faute morale de David, celle d'avoir fait comettre un adultère à Batchéva, et la faute halakhique qui est celle de l'adultère. Cependant, cette faute halakhique n'en est pas une car : « Quiconque allait à la guerre dans l'armée de David devait remettre à son épouse un acte de divorce ».

Ainsi, Batcheva, au moment de sa rencontre avec David a en sa possession un acte de divorce. Elle est à ce moment précis comme dans un no man's land, elle n'est pas vraiment la femme d'Ouriyah et ne peut être la femme de personne d'autre.

Cependant, elle tombe enceinte de David qui ne peut assumer cet enfant. David manigance la venue d'Ouriyah afin que ce dernier ait une relation intime avec son épouse et qu'il pense être le père de cet enfant. Mais ne voulant se désolidariser de son armée, il refuse.

 

David l'envoie donc de nouveau au combat, près de l'élite là où la bataille est la plus ardue, et Ouriyah y meurt.

Ainsi, Batcheva n'est plus sa femme et peut devenir l'épouse de David.

 

C'est de cela que le prophète Nathan accuse David : « Pourquoi as-tu méprisé la parole de Hachem et fait ce qui lui déplaît ? Tu as fait périr par le glaive Ouriya le 'Hitite et pris sa femme pour épouse ; oui tu l'as tué par l'épée des Ammonites ».

 

Ainsi, la faute de David semble être ici dans le fait que David, s'est emparé de ce qui ne lui appartenait pas et que par conséquent il s'est accaparé du destin d'un autre.

 

Cependant, si le Texte semble à travers le prophète Nathan dénoncer cette faute, les sages du Talmud excusent David et même le défendent.

 

2/ Aspect psychologique de la faute :

 

« R. Josué b. Lévi a dit aussi : l'évènement de la fabrication du veau d'or par Israël n'a eu lieu que pour encourager les pénitents, car il est dit « Oh, s'ils avaient toujours ce même cœur pour me craindre » (Deutéronome, 5,26). Ce que dit R. Jonathan au nom de R. Simon b . Yohaï va dans le même sens : selon lui David n'était pas homme à commettre cette mauvaise action ; de même, ce que fit Israël ne lui ressemblait pas. David n'était pas homme à commettre cette mauvaise action, puisqu'il est écrit : « Mon cœur est blessé au-dedans de moi (Psaume, 109,22) ; ce que fit Israël ne lui ressemblait pas, puisqu'il est écrit : » Oh, s'ils avaient toujours ce même cœur pour me craindre etc. Ces fautes n'ont été commises que pour nous indiquer qu'à un homme coupable on peut conseiller de suivre l'exemple d'un homme qui s'est repenti, et qu'à une communauté en faute, on peut conseiller de suivre l'exemple d'une communauté qui s'est repentie... » ( Avoda Zara, 4b).

 

Ce passage du Talmud met en avant l'idée du repentir. Celui-ci est un travail du cœur. En effet, il semblerait que si David a fauté ou si le peuple a fauté c'est pour nous enseigner le repentir.

Ainsi l'homme doit- il retrouver ses élans du cœur. Mais avant cette reconstruction, l'homme éprouve un éclatement de son cœur. C'est ce que nous dit David Hameleh dans le psaume 109, 22 :

 

« Ki oni veévion anokhi , vélibi 'halal bé kirbi ».

 

On pourrait le traduire ainsi :

 

« Je suis déprimé et insatisfait, et mon cœur est brisé à l'intérieur de moi ».

 

« Oni » et « Evion » signifient tous les deux « pauvre ».

Le premier peut se traduire : « dépourvu » et le deuxième vient de Taava, Rachi explique que c'est quelqu'un qui s'épuise de langueur et qui désire ce qu'il n'a pas.

Si David semble dépourvu de tout, comme ayant tout perdu, il paraît aussi en errance, cherchant sans cesse ce qu'il n'a pas ; comme si la faute commise l'avait vidé de lui-même et qu'il cherchait à remplir son vide intérieur. David n'a plus de structure interne, il est brisé, éparpillé, morcelé.

 

Ainsi, ressentons-nous à quel point David Hameleh reconnaît sa faute, et à quel point cette faute va le hanter tout au long de sa vie. Il l'exprime profondément dans de nombreux psaumes.

 Batcheva ne manquera pas de la lui rappeler au moment où David est très vieux et très souffrant. Elle démontre que son fils Salomon doit prendre la succession de son père : « Et il arrivera, lorsque mon seigneur le roi sera allé reposer avec ses pères, que moi et mon fils Salomon nous serons traités de rebelles » (Melakhim, Livre des Rois, 1,1). Abravanel, explique qu'elle met en avant le fait que si Salomon ne règne pas, cela prouvera qu'il est l'enfant d'un adultère.

 

Mais si Batcheva prend le rôle de reine mère dans le Livre des Rois, c'est qu'il semble que par la faute de David, sa position se soit déplacée. Elle aurait dû être bien plus pour David que la mère du roi Salomon. Cependant, sa place à côté de ce dernier comme conseillère, son rôle dans la construction du premier Beith Hamikdach lui confèrent une immense position en tant que femme spirituelle.

 

Cependant, sa spiritualité devait répondre à une autre attente spirituelle de Dieu et nous allons tenter de le prouver.

 

3/ L'aspect spirituel de la faute.

 

Lorsque le premier enfant de David et Batcheva vient au monde, il tombe malade. Le prophète Nathan avait prévenu David : « David dit à Nathan : « J’ai péché envers Hachem... » Nathan répondit à David : « Eh bien ! Hachem a effacé ta faute : tu ne mourras point. Toutefois, comme tu as, par ce péché, induit en blasphème les ennemis d'Hachem, l'enfant qui t'es né doit mourir. » (2 Samuel, 2, 13-14).

Lorsque l'enfant est malade, David porte le deuil pendant sept jours. Mais lorsque l'enfant meurt à l'issue de ces sept jours, David sort du deuil. Il explique à ses serviteurs étonnés de cette démarche, que lorsque l'enfant était malade, il devait implorer Hachem, mais il pense que maintenant que l'enfant est mort, il n'y a plus d'intérêt ni à pleurer ni à jeûner puisque l'enfant ne reviendra pas. Comme si David se sentait plus proche de Dieu que de sa vie. Comme si tout se vivait au nom de Dieu et que sa réalité était moindre. Il est vrai que David mène ses combats de guerre au nom de Dieu et c'est ce qui fait sa grandeur de roi au contraire de Shaul, mais qu'en est- il de sa vie, de ses ressentis, doit-il les vivre au nom de Dieu ?

 

Le Talmud Sanhedrin nous donne une explication assez époustouflante qui semble aller dans ce sens :

 

« Rab Yehouda a dit au nom de Rab : personne ne doit jamais se mettre dans une situation où il puisse être l'objet d'une tentation (même si c'est pour se prouver à lui-même qu'il est capable de la surmonter). Voyez David, Roi d'Israël. Il s'est mis dans une telle situation, et il a trébuché. Il avait dit devant lui : Maître du monde, pourquoi dit-on Dieu d'Avraham, Dieu d'Its'hak et Dieu de Yaakov ? Et on ne dit pas : Dieu de David. Il lui a répondu : Eux ont été mis à l'épreuve par moi et toi tu n'as pas été mis à l'épreuve par Moi.Il lui a répondu : Maître du monde, éprouve-moi et mes moi à l'épreuve, ainsi qu'il est dit : éprouve-moi et mes moi à l'épreuve etc (Psaumes, 26,2). Il lui a dit : Je vais te mettre à l'épreuve, et je vais même te rendre un service. Car à eux je ne leur avais pas fait connaître (en quoi elle consistera) et à toi je te dis que je vais te mettre à l'épreuve dans un cas d'immoralité. Aussitôt un soir que David s'était levé de son lit etc (2 Samuel ,11,2). Rab Yehouda a dit qu'il avait changé son « lit de nuit » pour en faire un « lit de jour » (pour se garantir de ne plus avoir aucun désir dans la journée). Mais c'est qu'il lui avait échappé l'enseignement ci-après : il est chez l'homme un petit membre, si on le rassasie, il a encore faim, si on le laisse affamé, il sera rassasié. Il est allé se promener sur le toit de la maison du roi et il aperçut de dessus le toit une femme qui se baignait, et la femme était très belle (ibid.) c'était Batcheva, fille d'Eliam, épouse de Ouriya Le 'Hitite. Et David envoya des gens pour la chercher. Elle vint chez lui et il coucha avec elle, elle s'était purifiée de son impureté puis elle retourna chez elle (ibid.3-4). Et c'est le sens du texte ci-après : tu as éprouvé mon cœur, tu l'as visité la nuit, tu m'as mis à l'épreuve, mais tu ne m'as pas trouvé (comme j'aurais voulu l'être). Ce que j'ai pensé n'aurait pas dû traverser ma bouche (Psaumes, 17,3). David a dit : Ah si un frein était tombé sur la bouche de mon ennemi (c'est à dire de moi-même) pour l'empêcher d'avoir dit pareille chose (en demandant à Dieu de me mettre à l'épreuve).( Talmud Sanhedrin, 11).

 

Ce passage très complet dans Talmud Sanhedrin montre une relation fusionnelle de David à Dieu ; Tant est si bien que par le pronom personnel « il » répété sans cesse, on ne s'est plus qui s'adresse à qui. David s'éprouve, Dieu éprouve David, cela semble être pareil. Nous avions dit précédemment dans l'épisode de l'enfant mort que David semblait dans sa relation à Dieu ne pas mesurer sa propre réalité ; Il en est ainsi ici aussi. David demande de vivre la vie d'un autre, d'autres, celle des patriarches. En effet, Dieu explique bien que s’il est leur Dieu, c'est parce qu'il les a éprouvés c'est à dire que par l'épreuve, Avraham, Its'hak et Yaakov ont compris l'existence du Dieu unique. La vie de nos patriarches trace une ligne conductrice pour nous ; pour que notre identité juive se construise à partir d'eux. Qu'en est-il de David HaMele'h ? 

 

La Royauté n'est pas arrivée pour tracer notre chemin en tant que peuple juif, elle représente au contraire un moyen d'arriver à la fin du chemin. Le roi a été demandé par le peuple au prophète Samuel afin de pouvoir revenir à une plus forte proximité à Dieu. David fait la guerre aux autres peuples au nom de Dieu, afin d'éloigner le peuple juif de l'idolâtrie. Il n'a pas le même travail à effectuer que celui des patriarches, ce n'est pas la même fonction.

 

Voilà la faute de David, d'avoir voulu une autre place que la sienne, d'avoir à fantasmer sur une autre vie. Lorsque l'on se met dans cette posture, il est bien difficile par la suite de s'habiter, et on erre avec soi-même, on n'est plus jamais satisfait. L'image de ce passage du Talmud est très éloquente puisqu'elle met en exergue le membre de l'homme, en montrant ce que peut-être le désir inassouvi.

 

 La souffrance n'est pas notre réalité, mais cette position dans laquelle on se met en souhaitant autre chose que sa réalité. On ne s'habite plus parce que l'on s'est déplacé vers quelque chose qui n'est pas nous.

 

Le Talmud Sanhedrin appuie cette idée par un autre commentaire un peu plus loin.

 

« Raba a exposé : quel est le sens du texte : car j'étais préparé pour ma chute, mais mon mal est devant moi constamment (Psaumes, 38, 18) ?

Batcheva, fille d'Eliam était destinée à David depuis les six jours de la création, mais c'est par le mal qu'elle est arrivée à lui. Il a été enseigné dans le même sens à l'école de Rabbi Ychmaël : Batcheva fille d'Eliam était destinée à être l'épouse de David, mais il l'a « consommée » avant qu'elle n'y soit mûre ».

 

Le Midrash nous apprend qu'Adam Harichone voyant le monde défiler devant lui, s'arrêta sur la naissance de David qui devait mourir, et lui donna 70 ans de sa vie.

Ainsi, une partie de l'âme d'Adam Harishon est dans David. Batcheva est pour David comme Hava pour Adam, son âme sœur. Ils étaient destinés l'un à l'autre. Des commentaires montrent que Ouriya est le serpent qui empêche les zivouguim (les âmes sœurs) d’être ensemble. En effet, Ouriya est 'hittéen. Les 'hittéens sont ceux qui ont vendu Maharat Hama'hpela à Avraham, le caveau des patriarches. Leur roi était Efron que l'ont traduit par poussière, ce qui nous rappelle la malédiction faite au serpent. C'est pour cela, qu'Avraham a souhaité leur acheter le caveau. Afin que celui-ci prenne toute sa dimension juive, celle de réunir l'entrée du Gan Eden (qui représenterait l'union des nations) et Israël (représenté par nos patriarches et nos matriarches). Le serpent empêche ainsi, les connections entre les peuples et entre les âmes sœurs.

 

Ainsi, la faute n'est pas l'union de David et Batcheva, mais la précipitation de David à retrouver Batcheva. Et celle-ci n'est pas étonnante lorsque l'on demande de vivre la vie de quelqu'un d'autre. Comment dès lors mesurer ce qui est juste pour nous au moment où cela doit l'être ? Comment mesurer qui est l'autre pour nous ?

Pire encore on se sent redevable de ce qui extérieur à nous, comme esclave d'un autre que nous-mêmes :

 

« Raba a exposé : quel est le sens du texte : pour toi j'ai pêché, ce qui est mal à tes yeux je l'ai fait, afin que tu aies raison dans tes paroles et que tu l'emportes dans ton jugement (Psaumes, 51,6) ? David a dit devant le Saint Béni soit-il : il est parfaitement connu devant Toi que si j'avais voulu surmonter mon d ésir, je l'aurais surmonté. Mais je me suis dit qu'il ne faut pas que les gens disent : Le serviteur a eu raison contre son maître. » (Talmud Sanhedrin, 11)

 

Il y aura toujours des serpents qui sépareront les unions. Et peut-être faut-il apprendre à vivre avec. Cependant, il est de notre responsabilité de ne pas se montrer victime d'eux. En effet, il y a des choses qui ne sont pas entre nos mains et parfois les choses arrivent au juste moment, car le monde a sa propre logique en dehors de nous. Mais il est une chose inévitable, c'est d'occuper pleinement sa place, de ne pas se mentir à soi- même sur celle-ci. De vivre en fonction de qui on est, sans concession, de s'habiter. Alors viendra le moment, où ce qui semblait être une impasse s'ouvre véritablement et il y aura la vraie rencontre.

 

Ainsi, en est-il du destin d'Israël, ainsi en est-il de notre vie.

 

La rencontre entre Batcheva et David se situe au « renouvellement de l'année », un mois propice au renouveau, à la possibilité d'autre chose. Cela nous apprend, l'importance du temps comme moyen de mettre de l'espace entre la réalité et nos manques. Temps qui se pense, qui permet la juste distance.

 

Ainsi, si faute spirituelle il y a pour David, cette faute montre combien notre humanité prime, et que si nous l'honorons, nous découvrirons notre juste relation à Dieu et à l'autre.

 

Car tel est sans doute le rôle du spirituel dans le TANAH, nous ramener à notre humanité.

 

 

      Stéphanie Klein

 

 

 

 

 

 

 

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